Le Pulitzer aura droit à son application iPhone (MaJ)

Pas de sens de l'humour ? Il y a une application pour ça ! 441
Mise à jour 19/04/2010 : Face à la tempête médiatique, Apple a fini par demander directement à Mark Fiore de soumettre à nouveau son application au processus de validation. Le New York Times a même obtenu un mail de Steve Jobs où il explique que « c'était une erreur que nous sommes en train de réparer ».

M. Fiore a expliqué au journal qu'il se sentait un peu coupable que cette soudaine publicité lui ai permis d'avoir un traitement de faveur : « c'est sûr, mon application pourrait être approuvée, mais quid de tous ceux qui n'ont pas gagné de Pulitzer et qui font peut-être une meilleure application politique que la mienne ? Faut-il un déchaînement médiatique pour faire approuver une application qui contient du contenu politique ? »

Première diffusion 18/04/2010 : En début de semaine, le prix Pulitzer a été attribué pour la première fois à des journalistes web. Une récompense logique qui reconnait la grande qualité éditoriale de certains contenus publiés parfois exclusivement sur Internet.

satire Mark Fiore  

C'est le cas du flasheur (animateur flash) indépendant Mark Fiore qui vend ses animations flash à des sites internet. Il a remporté le Pulitzer pour les animations publiées sur le site SFGate.com. Mais quand cet artiste a proposé à Apple une application permettant de voir ses œuvres sur iPhone et iPod Touch, il a été débouté car trop satirique.

C'est le Nieman Journalism Lab qui révèle que « en décembre, Apple a rejeté son application iPhone, NewsToons, parce que selon l’entreprise sa satire "ridiculise des personnages publics". C’est une violation de la licence de l’iPhone Developer Program qui refuse les applications qui "selon le jugement raisonnable d’Apple peuvent être trouvés objectable, par exemple du contenu qui peut être considéré obscène, pornographique ou diffamatoire". »

La ligne qui sépare diffamation et satire est parfois fine, et Apple ne prend aucun risque. L'entreprise Californienne remplace ainsi le censeur de son propre gré, alors que son statut d'hébergeur la protégerait de poursuites aux États-Unis grâce au Digital Millennium Copyright Act (DMCA).