La justice US s'intéresse aux pratiques salariales des sociétés IT

Selon le Wall Street Journal, le DoJ, le département de la justice américain, enquête sur des entreprises mondialement connues comme IBM, Google, Intel et Apple. Leurs torts selon la justice ? S’être mis d’accord pour ne pas recruter leurs employés entre eux. Tout du moins pour certains d'entre eux, d'autres étant simplement interrogés.

La guerre des employés, et l'inflation salariale

Le secteur de l’informatique, et plus particulièrement la Silicon Valley, se livre depuis des années à une guerre des employés. Ce qui entraîne de façon inévitable des hausses rapides des salaires, divers avantages, des stocks options élevés, etc. Et donc des coûts importants pour toutes ces sociétés.

Cette guerre, très profitable pour les meilleurs employés ainsi que ceux sortant des grandes écoles, était donc créatrice de problèmes. Des sociétés comme Google, Microsoft, Intel, AMD, NVIDIA, Yahoo!, et plus récemment Facebook, ont ainsi mis les bouchées doubles pour attirer les meilleurs des meilleurs. Quitte à recruter chez leurs concurrents.

glassdoor software engineer salaires

Une enquête qui n'est pas nouvelle

Mais depuis quelques années, la justice américaine se penche sur certaines entreprises, suspectées de collaborer. Une alliance dont les non-membres sont forcément lésés, puisque subissant à leurs dépens la force de recrutement de ce groupe.

On se rappellera ainsi que l’année dernière, la justice US s’était déjà intéressée à Google, Yahoo!, Apple, Microsoft et Intel. Attention toutefois, car ces sociétés ont été interrogées mais cela ne signifie pas pour autant qu’elles étaient coupables d’association illégale. L’enquête demeurant secrète, rien n’indique qui a scellé une union et qui en a subit les conséquences.

Qui sont les coupables ? Qui est lésé ?

D’après le WSJ, une dizaine de sociétés sont concernées par l’enquête du département de la justice américain. « Certaines pour défendre leurs pratiques, d'autres pour fournir des informations » précise le WSJ. Sans bien sûr citer qui sont les défenseurs et les informateurs.

Reste qu’un arrangement de ce type est perçu aux États-Unis comme une véritable attaque contre la liberté de la concurrence, au même titre que les accords de certains constructeurs pour maintenir artificiellement des prix élevés. L’affaire est donc prise au sérieux de l’autre côté de l’Atlantique.

IBM et Intel confirment l'enquête

Et si pour le moment, le DoJ n’a pas confirmé ces informations, un porte-parole d’IBM a lui assuré que sa société avait bien été contacté en ce sens. « IBM est l'une des nombreuses entreprises qui ont été contactées par des représentants du gouvernement dans une vaste enquête portant sur des entreprises technologiques ou non au sujet des pratiques d'embauche » a ainsi déclaré le porte-parole de Big Blue.

Le porte-parole d’Intel a pour sa part déclaré que ce type d’enquête était ultra confidentielle, et qu’il ne pouvait donner aucun détail sur cette affaire. Google et Apple sont par contre restés muets.

Cette histoire devrait quoi qu’il en soit connaître de nombreux rebondissements dans les mois et années à venir. Selon le WSJ, d'autres sociétés devraient être interrogées cette semaine encore, après une première salve la semaine dernière. Si des fuites ont lieu, peut-être en saurons-nous un peu plus les jours prochains.

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !