Carte musique : une très bonne affaire pour les majors ? (fiction)

Un cercle très vicieux 70
Marc Rees
Alors que le gouvernement lance un round d’audit autour de la carte musique, une des idées de la mission Zelnik, un lecteur nous a soumis ce scénario tout théorique.

On le sait, la carte musique pourra être vendue disons, 200 euros aux consommateurs. Ce chiffre fut donné par Nicolas Sarkozy dans son discours devant le monde de la Culture. L’État prend en charge 50% de ce montant, soit 100 euros. Un coup de pouce pour le consommateur, un coup de marteau pour le contribuable, un bon coup pour l’industrie du disque. Très bon même.

itunes quicktime apple

Que se passe-t-il en effet si une major achetait disons, une de ces cartes, pour racheter de la musique issue de son catalogue ?

 Sur un titre proposé 0,99 euro sur iTunes, les maisons de disque récupèrent 62 cts, soit à un chouia près, 62%. Sur les 200 euros dépensés sur iTunes, la major récupère124 euros dont quelques euros iront à l’artiste. 100 euros dépensés en amont, 124 euros récupérés en aval. Si l'on calcule en HT, il y a toujours un gain, mais il est tout petit. « Pour un profit maximum, nous dit ce lecteur, il suffit cependant de remplacer iTunes par un site de vente direct et de n'acheter que de la musique d'artiste ne touchant rien ou presque sur les ventes numériques. » Et hop.

Poisson rouge post 1er avril ou gros billet vert, voilà un scénario qui demande dans tous les cas pas mal d'organisation (et des frais intermédiaires).