EMI ne pourra plus vendre les titres des Pink Floyd au détail

Dark side of the court 129
Marc Rees
La justice a finalement donné raison à Pink Floyd dans l’affaire qui oppose le groupe à EMI : un tribunal londonien a estimé que le contrat de 1967 amendé en 1999 interdit bien à la major de vendre à l’unité des titres, et ce afin de « préserver l’intégrité artistique des albums » (voir l'article de la BBC). EMI estimait que le contrat initial ne frappait pas Internet, univers où, comme par magie, les albums fleuves du groupe auraient pu être saucissonnés à son bon vouloir. Elle devra décrocher à chaque fois l’autorisation du groupe. La vision artistique de l’artiste l’emporte donc sur la vision mercantile du producteur.

pink floyd

EMI a été condamné à 40 000 livres (soit près de 44 000 euros). Selon le magazine Rolling Stone, le montant des dédommagements n’est pas encore définitif, cette somme n’étant qu’une provision. Le résultat final pourrait atteindre des sommets d’autant qu’un autre chapitre – non médiatisé – est également en jeu, celui des royalties reversées par EMI pour ces ventes, et dont les montants pourraient représenter plusieurs millions d’euros.