NVIDIA veut remplacer la presse : une video / preview de Fermi

Où lorsque l'égo rencontre l'art de la propagande 93
Fermi Marketing LooseLe lancement des GeForce 400 auront décidément été une leçon de marketing et de communication avec pour principal thème : « Que faire, quand l'on n’a aucun produit sur le marché, pour tenter de faire du buzz sans prendre le risque de la critique technique ».

Ainsi, après les annonces d'annonces sur Twitter, les PDF ne contenant que des infos triées et envoyées à une seule partie de la presse et les démos au CeBIT sans rien d'excitant, NVIDIA lance un nouveau concept : la preview d'un produit par soi-même.

C'est le fameux Tom Petersen que l'on retrouve aux commandes de cette vidéo de propagande d'un peu moins de cinq minutes qui nous vante les mérites des prochaines GeForce, de leur mode 3D Surround, de leurs performances en DirectX 11 / tessellation...


NVIDIA Tesla FermiBien entendu, aucune nouvelle information excitante sur les caractéristiques de la carte. On a juste le droit à deux courbes tirées d'un PDF marketing nous montrant que sous Unigine Benchmark, le dernier jeu à la mode chez les constructeurs de GPU DirectX 11, une Radeon HD 5870... c'est vraiment pas top.

Quels pilotes, quels réglages... nous ne le saurons pas, bien entendu. Du vent de propagandiste... on vous avait prévenu.

Je ne sais pas vous, mais moi je vais plutôt attendre qu'une ribambelle de tests soient publiés par l'ensemble de la presse (et pas seulement celle sélectionnée par NVIDIA). Ça demande plus de patience, mais, au moins, ça donnera une vue plus globale et réaliste de l'intérêt des GeForce 400.

FermiPour le reste, on apprendra que chez NVIDIA, les locaux semblent en déménagement, et que ça sent plus le geek que la femme de ménage. On sera aussi ravi de savoir qu'Andrew qui n'a pas été chez le coiffeur depuis un certain temps... aime les Beatles.

On se retrouvera donc sur un point avec ce dernier : la nostalgie. Sauf que dans notre cas, il est surtout question de la nostalgie d'un temps où les constructeurs savaient communiquer par autre chose que des vidéos YouTube et autres comptes Twitter pour répandre leur bonne parole plutôt que de proposer une analyse de leurs produits dans de bonnes conditions.

Définitivement, Georges Abitbol avait raison.