Hadopi : TF1 devra avouer à l'antenne avoir manqué de rigueur

TF1 (p)répare ses devoirs 187
Marc Rees
Mise à jour 9 mars :

Le CSA indique aujourd'hui que TF1 devra lire au journal télévisé un message relatant  "le manquement constaté" sous huit jours.

"Le Conseil supérieur de l’audiovisuel, réuni en assemblée plénière, a fixé le contenu et les modalités de diffusion des communiqués qui devront être lus sur les antennes de Canal+ et TF1 dans le cadre de la procédure engagée pour manquements à l’obligation de rigueur de l’information. Il a ainsi terminé, après avoir recueilli les observations des chaînes conformément à la loi, l’examen des suites à donner à ces manquements."

S'agissant de Canal+, le manquement concernait l’élection éventuelle de Jean Sarkozy à la tête du conseil d’administration de l’Établissement public pour l’aménagement de la région de la Défense (EPAD). la Chaine avait pris pour vrai un pastiche diffusé sur le web.




Premiere diffusion le 3 mars

Épilogue dans l’opposition entre le CSA et les chaînes TF1 et Canal+ ? Après une phase de résistance, le CSA a finalement adopté en séance plénière la lettre que devront impérativement lire à l’antenne les deux chaînes, indique Satellifax. On évoque des manquements au « devoir de rigueur dans le traitement de l'information ».

Hadopi dans la télé réalité
 
vote majoritée absolue députés HADOPI
Hadopi dans la réalité

Pour TF1, c’est notamment cette fameuse image du J.T. montrant un hémicycle rempli durant le vote d’HADOPI 1 alors que, comme les branquignols de PC INpact le remarquaient, il n’y avait que 16 parlementaires présents pour se pencher sur le texte cher à Nicolas Sarkozy. « La lecture du communiqué sur TF1 devrait intervenir durant les JT de 13 h et de 20 h, une fois en semaine et une fois le week-end » indiquent nos confrères qui soulignent qu’il s’agit « d’une première » en matière de sanction.

Une première, mais peut-être pas une dernière : TF1 a réitéré dans cette  façon d'illustrer l'engagement parlementaire cette fois avec la LOPPSI. On voyait un Brice Hortefeux s’adressant à un hémicycle plein à craquer alors que la réalité s’approchait plus de la campagne de Coulommiers telle que décrite par Jean Pierre Brard.