IPv4 : 722 millions d'adresses encore disponibles uniquement

Depuis plusieurs années, les experts n’ont de cesse de prédire que les adresses IP disponibles finiront par ne plus être en nombre suffisant pour être affectées à tous les appareils. Il faut dire que le marché de la mobilité s’est envolé, accélérant encore la fuite de la réserve. Qu’en est-il aujourd’hui ?

ipv4 ipv6 adresses reserve pool

Le graphique ci-dessus, publié par nos confrères d’Ars Technica, résume bien la situation. Il montre l’évolution entre le 1er janvier 2000 et le 1er janvier 2010. En une décennie, le nombre d’adresses disponibles est passé de 2,092 milliards à 722 millions. Et si le chiffre est important, l’évolution est encore davantage :
  • 2000 : 73 millions de nouvelles adresses consommées
  • 2009 : 203 millions
En résumé, si le « pool » d’adresses se vide, il se vide plus rapidement qu’auparavant.

Mais lorsque l’on parle d’adresses IP, on pointe bien entendu celles qui sont en IPv4. Elles sont codées sur quatre octets et nous y sommes tous confrontés à un moment donné. Par exemple, lorsque l’on souhaite se rendre sur l’interface d’administration de sa Box, l’adresse est souvent : 192.168.0.1. De même, les fameux serveurs DNS ont à charge de transcrire les adresses que vous tapez dans la barre du navigateur en des adresses IP.

Le total d’adresses IPv4 réellement disponibles est de 3 706 650 624. Sur l’ensemble, 81 %, soit 2 985 000 000 d’adresses, sont utilisées. Le fait est que sans ces adresses, il est impossible d’accéder à Internet. De la même manière qu’il vous faut une adresse postale pour que l’on vous expédie du courrier papier, votre machine a besoin d’une adresse IP pour recevoir des données… et en émettre.

L’IANA (Internet Assigned Numbers Authority), est une entité faisant partie de l’ICANN (Internet Corporation for Names and Numbers). Elle est responsable de l’octroi des adresses IP, mais pas de n’importe quelle manière. Elle donne en effet des groupes, désignés par « /8s », qui contiennent 16 777 216 adresses. Ces groupes sont fournis aux cinq zones régionales (découpage mondial), au sein desquelles les fournisseurs d’accès distribuent ensuite les adresses IP. Or, 13 groupes ont été consommés en 2009 sur les 34 qui restaient fin 2008.

Voici d’ailleurs le Top 10 des pays les plus consommateurs d’adresses IP, au 1er janvier 2010 :
  1. États-Unis : 1495,13 millions
  2. Chine : 232.45 millions
  3. Japon : 177,15 millions
  4. Allemagne : 86,51 millions
  5. Corée du sud : 77,77 millions
  6. Canada : 76,96 millions
  7. France : 75,54 millions
  8. Royaume-Uni : 74,18 millions
  9. Australie : 39,77 millions
  10. Brésil : 33,95 millions
Si le chiffre de la Chine n’étonne pas, celui des États-Unis peut paraître incompréhensible. Il faut savoir que tout a débuté outre-Atlantique. À cette époque, des structures telles que les universités se sont vues octroyer des plages entières d’adresses IP.

À ce rythme, il n’y aura plus d’adresses IP disponibles vers la fin de l’année prochaine. Il faudra passer par une transition vers IPv6.

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