L'UFC-Que Choisir écartée de la Commission copie privée

Premier couac 79
Marc Rees
Colère de l‘UFC-Que choisir : l’association de consommateur qui avait postulé pour obtenir un siège au sein de la Commission copie privée, a été "oubliée" par l’arrêté cosigné par le ministère de la Culture, de l’Industrie et celui... de la Consommation. L'association CLCV lui a été préférée, avec l'association Famille de France (et d'autres).

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Edouard Barreiro nous fait part de son incompréhension : la DGCCRF avait expliqué à l'UFC qu’il n’y avait aucune raison qu’elle n’y siège pas compte tenu de sa représentativité.  « il n'est pas possible qu'une association aussi représentative que l'UFC n'y soit pas ! » s’étonne l'intéressé, chargé d'étude sur la société de l'information au sein du groupement de défense des consommateurs.

Avec cette douche froide, l’association réitère ses critiques : cette ponction ne représente plus rien de concret, un outil de financement de la culture plus qu’une compensation d’un dommage réel, subi. Ce sont ces critiques qui l'avaient poussée à quitter la table voilà plusieurs mois.

En janvier 2009, dans une interview
, Edouard Barreiro nous expliquait déjà que « nous ne reviendrons pas siéger dans cette commission tant qu’elle continuera sur des bases aussi contestables. Nous réclamons toujours qu’elle soit composée de manière équilibrée et qu’elle s’appuie sur une méthodologie claire et transparente pour tous ! Toute hausse des barèmes doit être justifiée de manière solide à partir d’une méthodologie stable qui n’évolue pas en fonction des objectifs de revenus. De toute manière, à l’heure actuelle, si on revient autour de la table, la commission est si déséquilibrée que l’on n’a aucune prise sur les décisions. La commission n’est qu’une chambre d’enregistrement ».

Avec l'arrivée des opérateurs télécoms et de la distribution, la commission a donc été rééquilibrée, mais la demande de l’UFC, tout simplement écartée.