L'UFC boudée par la mission Zelnik, colère de l'association

L'offre léthale 58
Marc Rees
« La mission Zelnik semble plus encline à faire parler les amitiés qu’à réfléchir aux vrais problèmes… » Alain Bazot président de l’UFC-Que Choisir n’aura pas tardé à réagir à la discrète réunion de la mission chargée de trouver des pistes pour aider l'offre légale (notre actualité) : « quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que la mission Zelnik a tenu lundi une réunion avec « l’ensemble » des parties concernées par l’amélioration de l’offre légale… à l’exception notable des consommateurs ! C’est donc la deuxième fois que se réunit cet aréopage (chargé de réfléchir à l’offre de contenus culturels sur Internet) sans en informer l’UFC-Que Choisir, ni même la plateforme Création, Public et Internet. » La première fois remonte à mi-novembre.

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La colère de l’association ne s’arrête pas là et constate qu’au final c’est bien le consommateur qui risque de supporter le coût des cadeaux faits aux industriels de la création :

« La mission s’arc-boute sur une seule question: où trouver de l’argent pour quelques industriels qui ne veulent pas se donner la peine de s’adapter à l’ère du numérique ? Et cela, sans jamais réclamer la moindre contrepartie ! Une fois de plus le consommateur, ignoré lorsqu’il s’agit de faire des propositions, sera sollicité lorsque se posera la question du financement de tous les petits cadeaux accordés aux industriels de la création. Que ce soit une taxe sur les abonnements, une participation directe (le « 1€ par mois » proposé par la SACEM et l’ADAMI) ou un système de défiscalisation des achats, c’est le consommateur in fine qui supportera le coût. »

L’UFC fustige enfin le paradoxe imposé par le couple Hadopi-Zelnik : « le gouvernement et certains lobbies de la culture ont à plusieurs reprises critiqué la proposition de l’UFC-Que Choisir d’une contribution créative comme étant trop catégorique puisqu’impliquant une contribution de tous les consommateurs, même ceux qui ne téléchargent pas. Mais lorsqu’il s’agit de faire contribuer le consommateur sans la moindre contrepartie, le problème n’existe plus ! »