Le créateur d'Emule Paradise devant la justice en mars 2010

Après Sébastien Budin, condamné à 130 000 € d'amende et 1 an de prison avec sursis pour avoir publié des mots clés sur son site afin de faciliter des recherches sur Emule (voir son interview), voilà Vincent Valade.
 

Emule Paradise 2006


Créateur d'Emule Paradise, ses fautes semblent plus importantes que celles de Sébastien. En effet, son site, indisponible depuis près de trois ans, proposait des liens directs (via le célèbre logiciel de P2P) pour télécharger ses films favoris, qu'ils soient français ou américains. Plus de 7000 films ont été disponibles sur Emule Paradise, soit plus que certaines offres de VoD actuelles...

Plus de 416 000 euros gagnés...


Arrêté en septembre 2006, Vincent avait en un rien de temps cumulé un sacré pactole. Très visité – jusqu'à plus de 300 000 connexions par jour – Emule Paradise lui avait ainsi rapporté plus de 416 000 euros en seulement deux ans révèle Le Parisien, qui s'est procuré des documents de l'enquête.

« Ce dossier est emblématique, dans la mesure où il bat en brèche le mythe de la gratuité » fait remarquer Maître François Pouget, l'avocat de Galatée et Pathé, producteurs ayant porté plainte contre Vincent pour ses agissements (en compagnie d'autres producteurs, de distributeurs et même de Jean-Yves Lafesse).

« Ces gens veulent nous faire croire qu'ils font ça pour la gloire, alors que le téléchargement illégal génère des sommes colossales. » Sébastien Budin, grâce à son site Station-DivX.com, avait pour sa part gagné 25 000 euros. Dans les deux cas, la source de leurs revenus était la publicité, mais aussi la pornographie (en bas à gauche de la capture de 2006).

Mais la comparaison s'arrête là financièrement. Outre que Vincent a gagné 16 fois plus d'euros que Sébastien, l'enquête a révélé « qu'une partie des fonds était domiciliée sur un compte à Chypre. Une autre de ses sociétés est immatriculée au Bélize (NDLR : un pays d'Amérique Latine). » Il s'est de plus acheté un appartement au Luxembourg pour y être domicilié apprend-on.

La responsabilité de sa régie publicitaire en question


Point important, Vincent n'est pas le seul à être poursuivi. Sa régie publicitaire, la source d'une partie de ses revenus qui a profité de l'audience de son site, est aussi concernée. Net Avenir, c'est son nom, a ainsi été mis en examen pour « avoir contribué à générer une partie très minoritaire des revenus publicitaires du site ». En effet, Vincent avait profité du succès de son site de téléchargement pour faire la publicité d'un site pornographique, au contenu évidemment payant...

On se rappellera que Luc Besson a dénoncé en début d'année l'implication des publicitaires dans le "piratage" des œuvres :  « Le piratage ne pourrait exister sans la complicité objective de bon nombre d'acteurs économiques français qui ont un intérêt financier à faire perdurer le système. (...) Ils savent très bien ces gens-là, ils savent très bien qu'ils mettent de l'argent dans des choses qui ne sont pas légales. »

Pour Pierre Kosciusko-Morizet, le patron de Priceminister, société citée par Luc Besson dans cette affaire, le cinéaste était à côté de la plaque.

D'après Le Parisien, Vincent passera devant la justice en mars prochain.

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