Didier Lombard repose la question du financement des réseaux

Même lieu, même manifestation, même personne, même discours. Lors de la conférence de l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate) à Montpellier, le président de France Télécom, Didier Lombard, a remis au chaud la question du financement des réseaux et la problématique du partage du gâteau.

snut dessin dailymotion TF1

« Les choses ont changé. Au départ, Internet exploitait un réseau amorti depuis des années, celui de la paire de cuivre. Le problème du retour sur investissement ne se posait pas. Mais aujourd'hui, les réseaux de nouvelle génération exigent des investissements colossaux, il faut donc trouver un partage équitable avec les éditeurs de contenus et de services » a expliqué Lombard, dont les propos ont été rapportés par notre collègue de Zdnet, Olivier Chicheportiche.

C’est là un sujet sur lequel le numéro un de FT est inflexible. En 2007, il expliquait déjà qu’« aucune des sociétés nouvelles de l'Internet telles que Yahoo!, Google ou eBay n'[a] contribué significativement au financement des infrastructures [télécoms] (…). Il est nécessaire de s'assurer que les investisseurs reçoivent une rémunération à hauteur des risques pris. Or, le modèle basé sur l'audience crée le risque d'une décorrélation entre là où les investissements sont faits et là où les revenus générés par ces investissements sont collectés ».

Lombard craignait alors que des réseaux comme la fibre allaient offrir « à ces sociétés non régulées de véritables autoroutes pour déployer leurs services ». Et pour joindre l’image à la parole : « C'est un peu comme si on allait construire des autoroutes et que seules des voitures californiennes devaient rouler dessus » expliquait-il. Un an plus tard, en 2008, le même revenait à l’attaque en s’appuyant sur les revenus générés par l’utilisateur, lesquels menaceraient de saturer les infrastructures. Une situation d’autant plus épineuse que la France a pour objectif de généraliser le haut débit d’ici 2012.

Martin Rogard, directeur général de Dailymotion France, expliquait alors sa désapprobation ferme « Il n'est pas question pour les agrégateurs de contenu comme nous de contribuer au financement des réseaux. C'est aux fournisseurs d'accès à Internet de le faire. Car ce sont eux qui vendent des accès haut débit et facturent ces offres réseau à leurs abonnés ».

Ces questions tombent en pleine audition Zelnik au sein du ministère de la Culture. Là, plusieurs acteurs militent justement pour une participation financière des FAI au soutien de la création et donc des contenus. Des arbitrages et des pressions complexes dans un système où chacun demande à l’autre de s’autofinancer…

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