Éditeurs français de logiciels : Dassault Systèmes n°1 incontesté

Moi, et les autres 91
En France, dans le secteur des logiciels, il y a Dassault Systèmes et les autres. Après le Truffle 100, voilà qu'un autre top 100 France vient d'être mis en ligne. Nommé Eurosoftware 100, ce classement 2008 met en avant le chiffre d'affaires global des sociétés, leur chiffre d'affaires dédié à l'édition* dans le monde, et celui réalisé dans l'Hexagone. 

Cela montre d'un coup d'oeil qui exporte ou non ses logiciels. L'Eurosoftware 100 fait ainsi remarquer que « les 10 premiers éditeurs français exportent 75 % de leur production » tandis que « les 40 suivants n'en exportent que 37 %, et le top 51 à 100 seulement 21 % ».

Eurosoftware Top 100Eurosoftware Top 100

Selon l'Eurosoftware 100, Dassault Systèmes représente à lui seul 32 % du chiffre d'affaires du top 100 des éditeurs français. Ce n'est pas surprenant, puisque Dassault est la seule société française à bien figurer parmi les classements mondiaux.

Et le top 10 regroupe 62 % du chiffre d'affaires global de ce top 100. Ce qui signifie que les 90 autres sociétés françaises ne représentent que 38 % des revenus logiciels...

En Europe, la France reste modeste, avec 16 % du marché, derrière l'Allemagne (représentée par SAP) et le Royaume-Uni (Sage), sachant que nos exportations sont encore trop faibles.

L'Eurosoftware note que « la somme du top100 croît régulièrement chaque année malgré le rachat de grands acteurs (Business Objects, Ilog, et GL Trade) pour atteindre plus de 3,6 milliards d'euros en 2008 en licence+maintenance & support. Ceci grâce à politique de croissance externe des leaders comme Dassault, Axway... mais également grâce à une croissance organique. Plus de 20 acteurs ont connu en 2008 une croissance de leur revenu supérieure à 20 % et 25 autres une croissance comprise entre 10 % et 20 %. »


* Le chiffre d'affaires (CA) Edition regroupe les revenus provenant des ventes de licences, de la maintenance et support et des abonnements pour le SaaS et l'Open Source précise-t-on. Il ne comprend donc pas le conseil, la formation et les services d'intégration.