Affaire Kindle/Orwell : les clients portent plainte (MàJ)

MàJ : Finalement, suite à la plainte des clients lésés par Amazon (environ 2000), ce dernier devra débourser 150 000 dollars, somme qui devrait être donnée à une organisation caritative dédiée notamment à l'alphabétisation des enfants. Cet accord amiable a été décidé en septembre, après qu'Amazon ait offert à ses clients de retrouver le livre supprimé, annotations incluses, ou, en échange, un chèque de 30 dollars.

Plus intéressant encore, les avocats des clients en question ont réussi à forcer Amazon de ne plus répéter un tel scénario. Amazon, dès lors qu'il aura vendu un livre, ne pourra donc plus le "reprendre", point qui avait de toute façon déjà été promis par Jeff Bezos, le patron de la fameuse librairie en ligne.


Article du 4 août 2009.

L'affaire Kindle/Orwell fait des petits. Malgré les plates excuses de son fondateur et président (« c'était stupide »), la colère des usagers était et est encore trop forte. Ainsi, de nombreuses voix se sont levées outre-Atlantique, notamment la Free Software Foundation, pour qu'Amazon change ses méthodes et ouvre son système. En somme, il faut réduire voire abandonner les DRM liés au lecteur de livres électroniques. Mais cette affaire prend une nouvelle dimension avec les plaintes des personnes lésées par les retraits intempestifs des livres par Amazon.  

Amazon aurait-il aussi retiré les livres des bibliothèques de ses clients ?


Kindle livre Amazon Afin de rafraîchir votre mémoire, rappelons succinctement les faits. Le célèbre cybermarchand Amazon propose aux États-Unis le Kindle et une plateforme associée (et exclusive) sur Internet afin d'y acheter des livres électroniques (ebooks). Cependant, mi-juillet, Amazon retire deux oeuvres majeures d'Orwell (1984 et La ferme des animaux) de son catalogue numérique, mais aussi des Kindle de ses clients, sans crier gare. Si l'éditeur proposant ces deux livres ne disposait pas des droits d'exploitation pour les États-Unis, ce qui explique leur retrait dans le catalogue d'Amazon, les suppressions sur les Kindle des clients n'ont pas fait que des heureux. Et leur remboursement n'y a rien changé.  

Un étudiant, qui avait notamment pris de nombreuses notes sur 1984, et qui a donc vu son travail partir en poussière, vient ainsi de porter plainte à la cour de Washington. Justin Gawronski, c'est son nom, avait acheté 1984 en juin dernier.

Accompagné d'un autre plaignant, Justin Gawronski avance qu'Amazon ne peut avoir le droit de supprimer un livre des Kindle de ses clients : « Amazon n'a pas plus le droit de supprimer les livres électroniques des Kindle et iPhone de ses clients que de récupérer les livres en papier auprès de ses clients à leur domicile. »

Si cette plainte est pour le moment quasi individuelle, elle pourrait très se transformer en "class-action" (action de groupe ou recours collectif) si d'autres personnes lésées se joignent à Gawronski et son compère.

Les excuses de Jeff Bezos


« Voici nos excuses pour la façon dont nous avons traité les ventes illégales de 1984 et des autres romans sur le Kindle. Notre “solution” au problème était stupide, irréfléchie et douloureusement éloignée de nos principes. Nous en sommes les premiers responsables, et nous méritons les critiques que nous avons reçues. Nous nous servirons de cette cicatrice créée par cette douloureuse erreur pour prendre de meilleures décisions à l’avenir, qui correspondront à notre mission.

Avec nos sincères excuses à nos clients.
 »  

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