Quatrième mois de pertes pour le marché du jeu vidéo : - 31 %

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Asterix Jeux Olympiques WiiLe jeu vidéo, secteur pourtant prospère, a accusé une quatrième baisse consécutive le mois dernier, les ventes ayant chuté aux États-Unis de 31 % concernant les consoles et les jeux, pour atteindre 1,2 milliard de dollars, contre 1,7 milliard en juin 2008.

Le rapport de la société d'étude NPD Group Inc révèle ainsi la seconde plus importante baisse pour l'industrie, après celle de septembre... 2000 où l'on avait assisté à une chute de 41 %.

Pour les consoles, toutes marques confondues, la baisse est de 38 % et les accessoires ont suivi la même pente, passant de 617,3 millions en juin 2008 à 383,6 millions en juin 2009. Dans le domaine des jeux, on sauve les meubles, face à la tendance actuelle, avec une perte de 875,8 millions à 625,8 millions, soit 29 % de moins.

Le premier semestre est donc noir, avec une perte globale de 12 %, portant le marché à 7,3 milliards de dollars. Un choc pour les sociétés, autant que pour les analystes, qui avaient prévu que le jeu vidéo sortirait à peu près indemne de la crise, attendu qu'un jeu offre plusieurs heures de divertissement par titre et que durant les périodes difficiles, les gens ont tendance à ne pas trop sortir de chez eux.

Selon Sebastian Colin, de la société Lazard Capital Markets, il est devenu primordial pour les différents acteurs de se concentrer sur le reste de l'année pour préserver l'exercice en cours. D'autant qu'il y a une chance pour que l'industrie puisse encore espérer une croissance, certes moribonde, mais ce sera tout de même bon à prendre, sur 2009.

Deux orientations sont proposées : tout d'abord, baisser les prix des consoles pour encourager à l'achat. On pointe par exemple Sony et sa PS3, encore relativement chers, et dont on attend réellement une baisse des tarifs. Les intéressés seraient sur les dents, estime le cabinet, et n'attendraient qu'une baisse de prix pour se lancer dans l'investissement, mais Sony a tendance à briser les rêves en affirmant que moins de 400 dollars pour sa console, mieux vaut ne pas y compter.

L'autre alternative sera celle de la rentrée, puis l'amorce des cadeaux de Noël, où les éditeurs pourraient tirer profit de l'engouement habituel, si l'ambiance générale se décoince. Mais surtout ne pas paniquer l'été est toujours propice à une baisse de l'activité...