Emissions de poussières et PC de bureau, les risques à l'étude

Un FAN de révolte 101
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le mercredi 03 juin 2009 à 12:47
papier bureau cartonFiltrage encore, filtrage toujours. Mais cette fois c’est de poussière dont il est question : faut-il imposer des normes rigoureuses sur le filtrage physique des ordinateurs afin de retenir les poussières expulsées ? C’est que souhaiterait le député (UMP) Philippe Gosselin.

« Plusieurs études menées en Europe et aux États-Unis ont mis en évidence la présence sur tous types d'ordinateurs de certaines poussières toxiques, dangereuses pour l'utilisateur. Or, étant donné l'omniprésence des micro-ordinateurs dans notre environnement intérieur, professionnel comme domestique, ces poussières constituent de facto un véritable enjeu de santé publique dont il convient de se saisir très rapidement » a-t-il soutenu dans une question parlementaire posée à Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'Écologie.

Prévention des risques et évolution des technologies

Le Grenelle de l’environnement en tête, le député souhaite que ce filtrage soit envisagé. « Ce procédé de filtre existe et un brevet a été déposé. La loi n° 61-842 du 2 août 1961 relative à la lutte contre les pollutions atmosphériques et les odeurs (…)préconise d'ores et déjà que les immeubles, établissements, véhicules et objets mobiliers soient construits, exploités ou utilisés de manière à éviter les pollutions de l'air susceptibles de compromettre la santé publique » appuie-t-il avant de citer le Code du travail qui impose une politique de prévention des risques pesant sur les épaules des employeurs « en tenant compte de l'état d'évolution de la technique ».

Une étude d'impact à venir

Le gouvernement a reconnu que « de nombreuses études ont permis de déterminer que les émissions de polluants par les ordinateurs sont multiples (retardateurs de flamme, composés organiques volatils, particules ultrafines) », toutefois, cette reconnaissance s’arrête là : « si les émissions commencent à être bien cernées, les connaissances relatives à leur impact sanitaire sont encore insuffisantes. Il est ainsi très difficile d'estimer la contribution des ordinateurs à l'exposition des personnes aux particules dans les environnements intérieurs. En France, très peu de données sont disponibles sur le sujet ».

On annonce ainsi une étude qui sera menée en 2009 par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur. Elle sera appuyée par une campagne de mesure sur la qualité de l'air dans les bureaux. « Cette campagne est une première étape, qui permettra de mieux documenter l'exposition réelle des Français sur leur lieu de travail, notamment pour les émissions dues aux équipements bureautiques. La limitation des sources de pollution de l'air intérieure est un des grands axes du deuxième Plan national santé-environnement, qui prévoit, en particulier, d'étudier la possibilité d'étiqueter les équipements bureautiques quant à leurs émissions polluantes. L'équipement des ordinateurs en filtre est une option qui pourra aussi être envisagée ».

Le filtrage, une solution imparfaite

Reste que le filtrage est (là encore) une solution imparfaite : « il est important de rappeler que ces filtres seraient vraisemblablement sans effet sur les émissions de COV, de composés semi-volatils ou de retardateurs de flamme » a expliqué très inspirée, la secrétaire d'État chargée de l'Écologie.

Dans la réponse, le débat ne semble souffler que dans l’univers salarié-employeur. L’air de rien, on zappe ainsi tout l’univers de l’informatique à la maison. Utilisatrices, utilisateurs, respirez tranquille…