Freescale fermera son site de production à Toulouse d'ici 2011

1000 salariés... 85
FreescaleLors de la publication de ses résultats trimestriels en berne hier, Freescale s'est résigné à fermer deux usines dans le cadre d'une restructuration imposée par la crise actuelle. Un scénario presque banal aujourd'hui, qui menace le site de Sendai au Japon, mais aussi les 1050 salariés du site de Toulouse en France.

L'objectif annoncé est de mettre à la la production de puce sur des wafers de 150 mm, au profit des galettes de silicium de 300 mm de diamètre, qui apportent un coût de fabrication moins élevé grâce à un meilleur rendement. Le coût de fermeture des deux usines est estimé à 200 millions de dollars, mais l'opération permettrait d'économiser ensuite 100 millions de dollars par an.

La fermeture de l'usine japonaise de Sendai semble déjà décidée, alors que Freescale explique plutôt avoir « engagé une consultation des employés de son usine de Toulouse », pour déposer une proposition de fermeture qui sera « évaluée par son Conseil de travail de Toulouse ». Ces fermetures s'achèveront en 2011 au plus tard, explique Freescale.

À Toulouse, c'est le « coup de bambou », comme l'explique Eric Hirson, du syndicat CGT de Freescale, à France-Infos, « une grosse surprise, on s'inquiétait, mais on ne s'attendait pas à une fermeture totale ». Les salariés attendent une réunion avec la direction ce vendredi, pour obtenir les premières justifications de la fermeture et fixer un accord de méthode.

250 ingénieurs sont concernés dans le développement téléphonique, ainsi que 800 personnes dans la production, sans compter tous les sous-traitants qui vivent de l'activité du site français de Freescale.