Les États-Unis offrent des emplois aux pirates informatiques

Et viennent de recréer la flibusterie. 74
Ouh les vilains piratesLes autorités fédérales des États-Unis ne poursuivraient plus les pirates informatiques en justice, mais leur offriraient bien plutôt un contrat pour assurer la sécurité des réseaux de la nation.

General Dynamics Information Technology a dernièrement mis en ligne une offre d'emploi plutôt explicite, affirmant que la compagnie recherche un employé capable de « penser comme les mauvais gars », qui pratiquent le côté obscur de la Toile. Plus clairement, un pirate qui serait dévoué, rapporte l'AP.

Et les capacités techniques réclamées sont formelles : la personne doit maîtriser et comprendre les outils et tactiques des pirates informatiques, afin d'analyser en profondeur les vulnérabilités des réseaux informatiques fédéraux. En parallèle, le budget du Pentagone, présenté la semaine passée, fait état d'une augmentation des ressources allouées pour ce sujet. Le secrétaire de la Défense, Robert Gates, a expliqué qu'en l'espace de deux ans, le nombre de cyberexperts passerait de 80 à 250.

Selon un rapport récent, découlant d'une étude menée durant soixante jours sur les réactions que le gouvernement pourrait mettre en place face à une cyberattaque, les conclusions précisent que le pays serait en effet mal préparé. Et donc peu en mesure d'assurer sa propre défense. Au contraire, les catastrophes naturelles sont bien plus incluses dans les plans de sécurité, alors qu'Internet prend une place de plus en plus importante dans la vie des concitoyens.

La catastrophe viendrait alors des faiblesses numériques, choses que l'administration Obama ne peut tolérer. D'autant que les attaques menées contre les sites et réseaux gouvernementaux sont permanentes et que les menaces qui en découlent, émanant de pays hostiles, seraient désastreuses si elles aboutissaient.

C'est pour empêcher cela que le président a commandé un audit complet des structures et de leur résistance, ayant à l'esprit que la perte du contrôle des réseaux ne manquerait pas de paralyser le pays. De là l'apparition d'offres d'emploi quelque peu étonnantes, quoique tout à fait compréhensibles.