Les scarewares rapportent 10 000 $ par jour

Apeuré peur pleureLes vrais faux virus destinés à effrayer le consommateur et l'internaute d'un même coup continuent d'envahir le Net : les scarewares, véritable plaie du Web, sont utilisés par d'authentiques criminels cherchant à détourner le surfeur candide vers des sites où grouillent de fausses alertes virales, et finalement proposer de sortir sa carte bleue pour s'offrir un tout aussi factice anti-virus.

Selon les résultats de la firme Finjan, spécialisée dans la sécurité informatique, ces derniers généreraient plus de 10 000 $ quotidiennement en jouant sur la peur de l'infection, et l'alimentant à prompts renforts de pop-up alarmistes. Yuval Ben-Ithzak, directeur technique, explique que la méthode ne varie que très peu : on avertit lourdement l'utilisateur que sa machine est infectée, pour le contraindre à se procurer une solution inefficace.

L'Anti-Phishing Working Group a publié un rapport en mars de cette année, qui dénombre 9287 faux programmes antivirus en circulation depuis décembre 2008, soit une hausse de 225 % depuis le mois de janvier 2008. Et si le succès est grandissant, c'est que le travail de référencement est largement optimisé par les pirates.

Le travail est scindé en deux équipes distinctes, ajoute Yuval : l'une qui réalise les pages qui annoncent la prétendue infection, l'autre qui vend les faux programmes de sécurité. Et pour s'assurer de faire plonger un grand nombre de personnes dans leurs filets, les pirates ont recours à des mots clefs comme Obama ou d'autres célébrités.

Le prix moyen pour le Candide qui décidera d'améliorer sa protection est de 50 $ par antivirus. Selon les chiffres obtenus par les recherches de Finjan, sur une période de 16 jours, près de 1,8 million d'internautes sont renvoyés vers des sites contenant des scarewares. Ensuite, près de 7,12 % visitent le site et 1,79 % achètent le faux logiciel.

L'attitude à adopter est pourtant simple : à moins de donner l'autorisation d'effectuer un scan de votre disque dur, il est impossible de détecter un virus sur votre machine. Aussi faut-il rester extrêmement méfiant vis-à-vis de ces alertes.

De son côté, Google est aussi impliqué dans cette lutte contre les scarewares : un porte-parole du moteur expliquait ainsi que les sites qui tentent de manipuler les personnes sont souvent reclassés dans les bas-fonds des pages de résultats, voire finissent par être bannis tout simplement de l'indexation du moteur.

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