L'ex-hébergeur de Jaimelesartistes.fr tacle les contre-vérités

Internet, un vrai gazon ? 96
Push It Up, victime collatérale de la fermeture de Jaimelesartistes qu’il hébergeait, est venu apporter de nouvelles explications compte tenu des « contre-vérités et approximations concernant le déroulement des faits » (voir notre première actualité).

L’hébergeur, client de JMS inconscient collectif, détenteur du marché de communication du site jaimelesartistes.fr, indique avoir subi la veille de la coupure du site gouvernemental « une attaque “Dos” (Déni de service) d’une ampleur que nous n’avions jamais connue en 10 ans. Nous avons pu rétablir la situation au milieu de la nuit heureusement, mais non sans difficulté ».

push it up

Fabien Cohen et Raphaël Melki, cofondateurs, poursuivent : « avant d’attaquer l’adresse IP du site proprement dit, la première cible a été notre serveur DNS primaire. Ce n’est qu’après avoir stoppé cette première attaque que le site “jaimelesartistes.fr” a été directement visé. Et c’était bien une attaque “Dos”, et non un nombre de vidéos consultées trop importantes, pour la simple raison que les vidéos étaient et sont toujours hébergées chez Dailymotion ».

Push It Up réexplique par ailleurs que la petite phrase du ministère dans nos colonnes n’aura pas été sans effet : elle « a entraîné de multiples attaques la nuit qui a suivi. Tout d’abord, de nouvelles attaques “Dos” qui ont pu être bloquées assez rapidement, mais nous avons alors subi une attaque “DDos” contre laquelle nous ne pouvions plus rien. C’est à ce moment-là que nous avons été amenés à couper l’hébergement du site “jaimelesartistes.fr” afin de préserver notre infrastructure d’hébergement, et par là même tous nos autres clients ».

Aujourd’hui, JMS est en quête d’un nouveau prestataire avec serveur dédié « qui voudra bien accepter de prendre le risque d’héberger ce site. D’ailleurs, Gandi a déjà dû couper l’hébergement qui était passé chez eux ». Push It Up revient enfin sur les accusations de spams qui furent entendus dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale : « Comme je l’ai déjà expliqué, nous ne sommes (pour le moment tout au moins) pas responsables du contenu des mails envoyés par nos clients, et nous ne contrôlons évidemment pas les destinataires de ces messages. Personne n’imagine qu’Orange, Free ou SFR ne contrôlent tous les mails expédiés via leur serveur de mail par exemple … »

Contacté, Raphaël Melki, le cofondateur du site, nous le précise au téléphone: « On n’abandonne pas nos clients [JMS inconscient collectif]. Après que ce soit en conseil, en suivi, on ne les abandonne pas ».