Cinq gus dans un garage : l'AFP s'explique

600 gus dans une dépêche 195
Suite à sa modification de sa dépêche, l'AFP a tenu à nous expliquer ses raisons. Pour rappel, hier, l'AFP publiait un article où l'on pouvait lire en toute fin : « Ce sont cinq gus dans un garage qui font des mails à la chaîne », phrase de Christine Albanel à propos de la Quadrature du Net. Quelques heures plus tard, après réaction de cette même Quadrature du Net, la dépêche a miraculeusement été modifiée, supprimant le fameux passage du garage.

quadrature du net gus garage AFPPascale Mollard-Chênebenoit, co-auteur de la dépêche AFP, a tenu à nous informer que l'article en question « n'a fait l'objet d'aucune censure ou auto-censure, les modifications sont liées à des impératifs rédactionnels de volume maximal pour une dépêche ».

Plus précisément, « la deuxième version diffusée après 19H00 est une version réactualisée avec des éléments nouveaux (sondage et "campagne d'information" du ministère de la Culture auprès des députés) ».

Or selon Pascale Mollard-Chênebenoit, « à la demande de nos clients, nous avons un impératif rédactionnel de ne pas faire des dépêches de plus de 600 mots. Pour faire entrer ces deux nouveaux éléments, nous avons dû tailler à plusieurs endroits dans la dépêche initiale. C'est pourquoi la phrase sur les "cinq gus" a notamment sauté car nous rajoutions le communiqué du ministère publié dimanche. »

La co-auteur de la dépêche nous assure donc qu'il n'y a aucunement eu de censure ou d'auto-censure. D'ailleurs, « personne du ministère ne nous a d'ailleurs appelés à ce sujet » précise t-on.

Avant de fermer ce chapitre, selon nos tests, avec ou sans la phrase des "gus" nous restons en dessous de la barre des 600 mots. Notre compteur kilométrique nécessite peut-être une petite révision au garage :

"Les ordinateurs de l'AFP ne font pas le même décompte: la dépêche actualisée fait 633 mots avec les mots de dialogue rédactionnel. Si on enlève ceux-ci, on tombe à 612 mots. Ce qui importe, c'est ce qui est indiqué en interne sur les écrans AFP car c'est cette limite que les journalistes ne doivent pas dépasser, à la demande de nos clients." nous précise encore l'AFP.