Luc Besson : Free, Google, Priceminister, complices du piratage

Un oursin dans le grand bleu 121
Dans l'Hebdo du Cinéma et une tribune à paraître dans le Monde, Luc Besson évoque la question du piratage et met en cause plusieurs acteurs de l’Internet qu’il accuse de complicité de contrefaçon.

luc besson

« Le piratage ne pourrait exister sans la complicité objective de bon nombre d'acteurs économiques français qui ont un intérêt financier à faire perdurer le système » estime le réalisateur (voir la vidéo chez Ozap). Il cite Google ou Free "qui héberge" des sites comme Beemotion.fr qui propose « des centaines de films en streaming qui, parfois, viennent tout juste de sortir en salles ».

Mais Besson ne s’arrête pas en si bon chemin : il parle de vol et évoque alors le cas des régies publicitaires qui vendent à des annonceurs de la publicité sur ces pages. L'acteur cite encore les deux sociétés précitées, mais aussi Priceminister. « Complicité vaut délit » tacle-t-il. « Ils savent très bien ces gens-là, ils savent très bien qu'ils mettent de l'argent dans des choses qui ne sont pas légales. » Et Besson de demander l'application de la loi.

« Ça serait bien qu’elle soit appliquée sur tout le monde ». Et pas seulement pour les internautes, pour Besson : « je pense que c’est très important qu’on ne mette pas toute la pression sur les internautes. Je pense que les internautes sont intelligents et finissent par comprendre que ça peut nuire au cinéma. Les internautes américains l’ont bien compris ». Ici, selon le réalisateur du Grand Bleu, « les Français sont les plus grands pirateurs » (sic).

[Mise à jour 20.40 : la réaction de Priceminister aux propos de Luc Besson]