Albanel :"Il n’y a pas du tout besoin de télécharger illégalement"

Juste des envies ? 435
Hier, Christine Albanel était à Coulommiers à l’occasion du passage de la commune, et des neuf bourgades voisines, à la télévision 100% numérique. Une journée symbolique d’autant plus qu’au même moment, au Sénat, était voté le texte du projet de loi sur l’audiovisuel.

Nous avons pu poser une question à la ministre de la Culture, et spécialement pour savoir comment elle appréhendait le passage du projet de loi Création et Internet à l’Assemblée nationale. Un texte discuté au Sénat le 29 octobre 2008 et voté le lendemain.

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Photos : Christine Albanel et Nathalie Kosciusko-Morizet à Coulommiers

« Au sénat ça s’est passé d’une manière formidable puisqu’on a eu un vote à l’unanimité, il n’y a pas eu une seule voix contre ! nous explique la ministre. Ça s’est fait assez rapidement avec une conscience généralisée du problème. Je rappelle que c’est 50% de l’industrie musicale qui est aujourd’hui effondrée, et le cinéma est gravement touché. Donc, à l’Assemblée nationale, je pense qu’il y aura peut-être plus de dissensions, parce que la précédente loi sur le droit d’auteur a peut-être laissé des traces... »

Quant à l’offre légale, parent pauvre du texte selon les récentes critiques de l’UFC Que Choisir, notamment, la ministre estime au contraire que « beaucoup de gens ne se rendent pas compte que le paysage de l’offre légale est aujourd’hui beaucoup plus riche, qu’on est vraiment dans quelque chose qui est suffisamment intéressant et attractif du point de vue des films proposés, de tous les systèmes différents pour avoir de la musique, qu’il n’y a pas du tout de besoin en réalité de télécharger illégalement. En tout cas, on va porter avec force ce message parce que pour la Culture, pour le ministère, c’est essentiel de défendre le droit d’auteur » conclut-elle.

Sur le projet de loi Création et Internet, qui veut instaurer la riposte graduée contre les titulaires de ligne qui sert au téléchargement illicite, Édouard Barreiro, de l’UFC Que Choisir, exprimait au contraire que « rien dans le texte ne permettra aux FAI de vous faire de meilleures offres. Les DRM ne sont pas interdits, et l’accès aux catalogues n’est pas garanti ! Or, les FAI ont [cette] volonté de faire de meilleures offres ».