Apple : Steve Jobs prend un congé maladie jusqu'à fin juin

Ce n'est rien, un simple rhume 335
Steve Jobs Dieu el pèreSteve Jobs vient d’expliquer dans un courrier destiné à ses employés qu’il prenait à partir de maintenant un congé médical et tout à fait sabbatique jusqu’à la fin du mois de juin. C’est une nouvelle qui ne surprendra pas tous ceux qui savent depuis longtemps que l’état de santé du grand patron d’Apple est problématique.

Jobs explique que ses ennuis de santé sont causés par un dérèglement hormonal. La semaine dernière, il aurait en outre appris que ses soucis étaient plus complexes, et donc plus graves, qu’il ne le pensait. Il ajoute qu’il constate malheureusement que ses problèmes de santé drainent bien trop l’attention sur lui au détriment de l’entreprise, et donc des employés. Il fait d’ailleurs sans doute allusion au cours de l’action qui réagit prestement en fonction des annonces.

Un congé maladie de six mois

Il a donc décidé en conséquence de disparaître pendant six mois pour se concentrer sur ses problèmes de santé, et la gestion de la firme est laissée au COO (Chief Operating Officer) Tim Cook. Malheureusement, il est difficile de croire réellement que les choses sont aussi simples et aussi belles. Il ne suffira peut-être d’un congé de six mois pour remettre tout à plat, car lorsque l’on est obligé de faire une telle pause, c’est que quelque chose ne tourne vraiment pas rond.

Le simple fait que Jobs explique sa situation dans un message montre à quel point il sait que non seulement les feux des projecteurs sont braqués vers lui, mais qu’il définit presque la firme qu’il dirige. S’il disparaissait, qui le remplacerait ? Apple serait-elle toujours Apple, et fonctionnerait-elle encore aussi bien ? Ces questions, beaucoup se les posent depuis des années, et depuis 2004 plus précisément quand le PDG a subi une intervention chirurgicale pour son cancer du pancréas.

L'art de la communication selon Apple

Il est évident qu’Apple ne s’est jamais exprimée honnêtement sur le sujet, pas plus que le principal concerné. Il fallait bien atténuer toutes les rumeurs ou les sensations perçues lorsqu’on voyait l’homme faire ses discours durant les conférences. En fait, peu importait ce qu’on nous en disait : le résultat était parfaitement visible pour le premier venu, et les remarques du type « Il a vraiment maigri » ne pouvaient pas s’en aller d’une simple note émanant de la société.

Du coup, à essayer de faire croire que le grand patron n’était pas malade alors qu’il l’était clairement, la firme ne peut pas espérer que les observateurs se diront simplement : « Ah, une légère complication, vivement le mois de juin ». S’il était malade alors qu’il n’était pas censé l’être, dans quel état est-il aujourd’hui quand il avoue que sa situation est plus compliquée que prévu ?

Et c’est parce que ces questions dérangent que le titre a perdu 10 % de sa valeur hier, suite à l’annonce. Et c’est probablement aussi à cause de ce même état de santé qu’Apple se retire des différents salons informatiques. Certes, ce n’est pas la raison donnée par Apple. Mais on connaît le talent de Steve Jobs pour attirer l’attention et donner la même impression à une présentation de produit que s’il avait trouvé un vaccin contre le cancer. Si personne n’a été trouvé pour remplacer dignement l’icône de la Pomme, autant tout arrêter. Et ce n’est d’ailleurs pas la dernière keynote animée par Phil Schiller qui prouvera le contraire.

Quoi qu’il en soit, on se doute que Jobs gardera un œil sur sa société et ce qui s’y passe. Mais il est possible que l’évolution de sa maladie, quelle qu’elle soit, transforme le congé maladie en réflexion sur un éventuel remplaçant.