Bienvenue chez les Ch’tis, au box-office de la VOD et du piratage

BienvenueLes cabinets NCP Conseils et GFK ont réalisé un nouveau baromètre sur la VOD, riche d’enseignement du moins au regard des informations qui ont fuité chez Satellifax et ElectronLibres, l’étude étant confidentielle.

Il révèle une situation pour le moins piquante : on peut parfaitement bien être dans le top des films les plus piratés sur les réseaux P2P tout en cartonnant en vidéo à la demande.

Ce titre, c’est Bienvenue chez les Ch’tis qui rafle le podium VOD du moins selon les données glanées en novembre par les deux cabinets. Selon les derniers relevés connus, le film enregistre un chiffre d’affaires de 280 086 euros pour un prix moyen de 4,18 euros. On se souvient par ailleurs qu’il avait profité d’une conjoncture idéale, certaines plateformes ayant décidé de casser la fenêtre des médias pour le proposer en visionnage Vod en même temps que sa sortie DVD (mais au prix fort…).

Mais on se rappelle encore que Christine Albanel, venue vendre le projet de loi Hadopi sur le plateau de France 3, dénonçait les chiffres du téléchargement illicite de films, reprenant les données de l’ALPA : « 450 000 de films téléchargés chaque jour, je peux vous dire que ça met en danger toute la filière cinéma aujourd’hui ! Regardez les Chtis, ils auraient certainement dépassé les 20 millions depuis longtemps s’il n’y avait pas eu de téléchargement ! ».

Reste que l’approche tirée de ce baromètre mensuel réalisé pour le compte de plusieurs acteurs doit être relativisée compte tenu de la masse de ce marché de la VOD. Contacté, le Syndicat de l’Édition vidéo tempère : d’une part, « pour la VOD au sens large, tout le monde a cru que c’était le nouvel El Dorado. Mais il faut voir la réalité : la VOD c’est un peu plus 50 millions de chiffre d’affaires pour 2008, dont 40% d’adultes. Nous, sur la vidéo physique, on doit tourner autour 1,3 ou 1,4 milliard d’euros. Beaucoup de gens ont tué le DVD un peu rapidement » remarque Jean Yves Mirski, Le délégué général du SEV se dit par ailleurs « effaré des chiffres de la piraterie et c’est une lecture facile de dire que le piratage n’empêche pas les gens d’acheter, louer.etc. ».

Pour le secteur, même pour un film comme les Ch’tis, le piratage a eu un impact sur les ventes, cependant difficilement mesurable, reconnait-il. De plus, on réfute cette théorie selon laquelle le piratage est la première étape avant l’achat, qui permet donc de découvrir une œuvre en ligne avant de passer au tiroir-caisse. Le film de Danny Boon est toutefois présenté comme un cas exceptionnel, et il ferait partie de ces supports DVD que l’on veut posséder.

Au-delà de ces questions, abordées vendredi dans le colloque organisé par l’agence Aromates à l’Assemblée nationale, ce que craint et souligne le SEV, c’est davantage la perte de la diversité du cinéma : « aujourd’hui la diversité du cinéma français est en cause : quand vous avez un secteur vidéo qui perd 30% en trois ou quatre ans, ce n’est pas sans conséquence. Il y a un vrai danger de création ».

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