L'empreinte carbone du Net : le Times visait-il Google ?

À quand le surfe sans laisser d'empreintes ? 61
carboneL'histoire de la tasse de thé, de Google et de l'empreinte carbone dégagée par les recherches que l'on effectue via le moteur connaît une poursuite assez étonnante. Le Times qui avait révélé l'étude d'Alex Wissner-Gross, de l'université d'Harvard, précisait en effet que deux requêtes effectuées sur Google pesaient presque autant, en empreinte carbone, qu'une bouilloire portée à ébullition. À savoir 14 mg de CO².

Mais voilà, Alex a un souci. « Pour une raison quelconque, dans leur récit de cette étude, le Times avait un différend à régler avec Google », explique-t-il à TechNewsWorld. « Notre travail n'a rien à voir avec Google. Nous nous concentrons exclusivement sur le Web en général et nous avons découvert que la consultation d'un site internet équivaut à 20 mg de CO² par seconde passée. »

Mais alors la bouilloire et Google ? Alex n'a aucune idée de l'endroit où le Times est allé pêcher ça. Et la société a demandé au jeune chercheur de lui faire parvenir une copie de son étude, ce qu'il s'est empressé de faire, pour lever le doute sur ses travaux. Car les soucis environnementaux sont l'un des axes majeurs de Sergey Brin et Larry Page, les cofondateurs du moteur, et leur implication dans cette recherche sont passionnés, précise le porte-parole.

Même Greenpeace, qui laisse rarement les entreprises tranquilles, déclare, par la voix d'un porte-parole, David Kessler, que leur travail pour une énergie propre est à saluer. « Dans l'ensemble du secteur des technologies de pointe, ils sont vraiment à l'avant-garde sur les mesures prises en faveur du climat », ajoute David.

Cependant, Alex ne renie pas toutes les déclarations faites au Times. Les requêtes effectuées sur Google ont un impact énergétique, du fait des nombreux serveurs éparpillés à travers le monde. Personne ne tenterait de contester ce point, mais Alex élargit un peu le champ : tout ce qui est en ligne a une incidence sur l'environnement, Google y compris.

Alors pourquoi cette orientation sur Google de la part du Times ? Simple répond Alex, c'est un moyen efficace de vendre son papier, et il est simple de recueillir des lecteurs en mettant en avant l'entreprise.