La France aura sa base de données en ligne des médicaments

Non, la posologie du Xanax n'est pas de 27 par jour... 56
medicament pilluleLa médication en France est un vaste sujet, pourtant presque tabou. Les Français font partie des populations les plus consommatrices de soins médicaux au monde, un état rendu en partie possible par le système de la Sécurité Sociale, sans même parler des psychotropes, domaine où les Français sont champions du monde.

Il n’existe pas en France à l’heure actuelle de base de données publique des médicaments. Il est vrai que l'on peut accéder toutefois à des sources privées comme le Vidal en ligne. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a décidé de changer la situation en lançant prochainement un site Web qui permettra justement à tous ceux ayant un accès à Internet de se procurer des informations.

Le site Web sera lancé durant le premier trimestre 2009 via deux adresses :
  • www.medicfrance.sante.gouv.fr
  • www.portailmedicaments.sante.gouv.fr
Et le ministère s’est entourée de nombreux partenaires de la santé pour son projet :
  • La Haute autorité de santé (HAS)
  • L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps),
  • L’Union des caisses d'Assurance maladie (Uncam)
  • Le GIE du système d'informations sur les produits de la santé (GIE-Sips)
Roselyne Bachelot a ainsi expliqué : « Ce portail fera, à la place des internautes perdus dans le méandre de tous les sites disponibles, le tri entre les informations utiles et les informations superflues, entre les données fiables et celles qui ne le sont pas, entre les informations récentes et celles qui sont trop anciennes ».

roselyne bachelotLa ministre indique que la création de ce portail se justifie pleinement par le fait qu’il n’existe pas de « base publique d'information sur les médicaments, gratuite, exhaustive, objective, regroupant toutes les données administratives et médicales ».

Mais attention : depuis l’apparition d’Internet, l’automédication est devenue courante, et ses dérives restent nombreuses et dangereuses. La ministre  intervient d’ailleurs sur ce point : « Ce portail, simplifiant l'accès aux informations, ne saurait en aucun cas se substituer au rôle diagnostique, prescripteur ou de surveillance du médecin et de conseil du pharmacien, toujours indispensable au bon usage des médicaments. »

Mais alors, pourquoi un tel site ? Il existe de nombreux cas où l’on peut avoir besoin de détails sur un médicament, par exemple quand on ne se souvient pas de la posologie maximale, ou quand l’on veut vérifier la présence d’un composé actif en vue de prévenir une allergie (urticaire, choc anaphylactique, etc.).

Dans un premier temps, le portail ne renverra que les informations disponibles chez les partenaires ainsi que sur une base de données Thesorimed. Les médicaments vont probablement être seulement listés au début, mais un moteur de recherche fera ensuite son apparition pour simplifier l’ensemble.