Internet n’est pas la télévision, rappellent les acteurs du Web

télévisionDans une tribune publiée sur le Monde, plusieurs acteurs du web condamnent la volonté de certains parlementaires d’assimiler TV et Internet.

Tous dénoncent la série d’amendements au projet de loi audiovisuel qui vise à « taxer les sites Web, y compris ceux qui donnent accès à des contenus vidéo générés par les utilisateurs et à faire du CSA, qui n'en demandait pas tant, l'instance de régulation des contenus présents sur les sites communautaires ». Cette tribune a été signée Mats Carduner, directeur général de Google France, François-Xavier Hussherr, président de Renaissance numérique, Philippe Jannet, président du Geste et PDG du Monde Interactif, Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur et président du Groupe PriceMinister, Giuseppe de Martino, président de l'Association des services Internet communautaires (ASIC), Kewego, Yahoo ! France, Dailymotion, eBay France, etc.

Assimiler TV et Internet, ou ne pas tenir compte des spécificités du web est une grave erreur pour ces acteurs qui dénoncent cette fâcheuse habitude « quand une révolution se produit, […] de s'imaginer qu'elle n'est que la répétition des changements précédents ». Se lancer dans une telle entreprise, estiment-ils, « intervient en contradiction avec la loi pour la confiance dans l'économie numérique et les textes communautaires. Le législateur a mis en place en 2004 les fondements juridiques qui, prenant en compte les spécificités d'Internet, et définissant le statut et les responsabilités des intermédiaires techniques, des hébergeurs, etc., ont permis à la France d'effectuer son décollage numérique ». Quant à la directive européenne que le projet de loi audiovisuel tente d’appliquer, elle « va jusqu'à exclure de son champ d'application les sites communautaires visés par certains de ces amendements ».

Les signataires rappellent que voilà peu, le secrétaire d'État Éric Besson avait pour mission de faire de la France une économie numérique d’une aura internationale. Mais « cela suppose que les initiatives soient encouragées, que les ruptures technologiques soient perçues non pas comme des menaces pour l'ordre ancien mais bien comme des opportunités de développement, de création, d'innovation. Tout le contraire de la "taxophilie" ambiante : tu as une idée, je te taxe ! Vous créez, nous vous taxons ! Ils entreprennent, ils te taxent ! C'est cela la grammaire des affaires ? Pour nous, entrepreneurs du Net, c'est là une conjugaison bien malheureuse, déconnectée du temps numérique, celui des nouvelles générations ».

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