Baisses des terminaisons d'appels : l'Europe soutient l'ARCEP

La France a pourtant les tarifs les plus faibles @ SFR 30
Suite au récent souhait de la part de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) de fortement réduire les frais de terminaisons d'appels mobiles – ces frais que se facturent les opérateurs mobiles lorsque leurs clients s'appellent entre eux – la Commission européenne a salué cette initiative. Une nouvelle qui ne doit pas être du goût des opérateurs en place, alors que cette même Commission a récemment mis la pression sur la France pour que la 4ème licence 3G soit vendue à un nouvel entrant, et non pas aux trois opérateurs Orange, SFR et Bouygues Telecom.

E-TEN eten glofiish M810 PDA téléphoneSelon le porte-parole de la Commision, « en France, les consommateurs vont payer moins cher dans le futur pour les communications sur les téléphones portables. (...) La Commission soutient cette démarche (...) La commission salue cette décision de l'Arcep car elle est bonne pour les consommateurs et pour la concurrence en France. »

Pour rappel, l'ARCEP souhaite diminuer ces fameux tarifs en deux étapes. La première, le 1er juillet 2009, réduira ces tarifs de 6,5 à 4,5 centimes d'euro par minute pour Orange et SFR, et de 8,5 à 6 centimes par minute pour Bouygues Télécom. Un an plus tard (le 1er juillet 2010), ces mêmes tarifs passeront de 4,5 à 3 centimes pour les deux leaders du marché, et de 6 à 4 centimes pour Bouygues.

SFR, par la voix de son patron Frank Esser, a déjà montré son mécontentement : « C'est une décision qui pénalisera les petits consommateurs, » du fait du mode de consommation des adeptes des offres prépayées. « Les clients prépayés sont quatre fois plus appelés qu'ils n'appellent » a-t-il ainsi précisé il y a moins de deux semaines.

Orange a pour sa part annoncé que l'impact financier de ces deux baisses serait de plusieurs dizaines de millions d'euros sur ses résultats. SFR a, quant à lui, parlé d'une perte de 500 millions d'euros d'ici à 2010, précisant qu'il devra forcément compenser en faisant payer ses clients. Quant à Bouygues Telecom, si les conséquences financières sur ses résultats n'ont pas été divulguées, le troisième opérateur mobile français a jugé cette proposition « équilibrée ».