Quand Jaimelesartistes.fr incite au P2P et à se faire arnaquer

Une albanerie de plus 115

jaimelesartistes.fr albanel christine lien limewire Dans la page relative aux offres légales recommandées, voilà un lien amusant qui a été repéré sur Jaimelesartistes.fr. Le site monté par le ministère de la Culture en faveur du projet Création et Internet sur la riposte graduée, fait depuis peu la pub pour Téléchargements-films.com.

Téléchargements-films.com est en fait un site à la légalité très discutable, malgré les témoignages d’anciens clients heureux (« Merci! J'ai téléchargé toutes les chansons que je recherchais en quelques minutes!. Merci de m'avoir montré comment graver mon premier CD! » Angela R.)

Ce site promet « des Millions de chansons en format MP3s que vous pourrez immédiatement télécharger sur votre ordinateur. Prenez-les avec vous sur votre iPod, ou MP3, ou Gravez vos musiques et filme sur CD. Vous obtiendrez également l'accès à la section membres, et aux guides de téléchargement. Télécharger sans aucuns frais et votre accès est instantané ! »

Déposé avec whois anonyme par Domains by Proxy et hébergé chez GoDaddy.com, ce site n’est cependant qu’une grosse arnaque qui sous prétexte de vendre contre une trentaine d'euros quantité de logiciels, films et musiques gratuits, se limite à fournir un manuel pour télécharger sous Limewire, une solution P2P. D’ailleurs, il n’est pas nécessaire de payer par Paypal pour ouvrir un compte. Le login (A770) et le mot de passe (merci1) sont les mêmes pour tous. Ils mènent à cette page

Retrouver une telle publicité sur ce site censé promouvoir l’offre légale est pour le moins problématique. La SACEM, la SPPF, la SCPP ont tous agi contre des solutions P2P américaines en prenant appui sur la loi DAVDSI. Depuis 2006, un texte punit de 3 ans de prison et 300 000 euros d’amende le fait « d'éditer, de mettre à la disposition du public ou de communiquer au public, sciemment et sous quelque forme que ce soit, un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d'œuvres ou d'objets protégés ». Mais le texte, adopté sous pression d’Universal Music, punit également le simple fait « D'inciter sciemment, y compris à travers une annonce publicitaire, à l'usage » de ces logiciels. Les majors vont-elles se mordre la queue ?

Mise à jour : le lien a été enfin vérifié et supprimé de la liste (mais pas encore du cache Google). Ouf !