Qimonda reçoit l'aide de Micron, mais licencie 3000 personnes

A Qimondada sur mon bidet 11
Les mauvaises nouvelles pleuvent ces dernières semaines en matière de licenciement. Et ce ne sont pas les spécialistes de la mémoire Micron et Infineon qui inverseront cette tendance. En effet, alors que le premier a récemment annoncé un plan social mettant à la porte d'ici les deux prochaines années 2800 personnes, soit 15 % de ses effectifs, Qimonda, la filiale d'Infineon, vient à l'instant d'annoncer un plan de licenciement quasi équivalent, à peu de chose près.

Qimonda GDDR5En proie à d'énormes soucis financiers, Qimonda plombe régulièrement ces derniers trimestres le bilan d'Infineon, sa maison-mère. Ce plan de licenciement n'a donc rien d'étonnant. 3000 employés de Qimonda quitteront ainsi le navire, sur un total de 13 500 personnes. Cela représente plus de 22 % de ses effectifs. À termes, cela permettra d'économiser 450 millions d'euros selon Qimonda.

Les sites les plus touchés par ce plan sont en Allemagne, plus précisément à Munich et à Dresde, ainsi qu'aux États-Unis, notamment à Raleigh et à Richmond. Les dépenses en Recherche et Développement ainsi que touchant le secteur administratif seront réduites, proportionnellement à la réduction de la production inévitable suite à cette castration du personnel.

Conjointement à ses séparations douloureuses, Qimonda vient d'annoncer avoir signé un accord avec l'Américain Micron afin que ce dernier rachète pour 400 millions de dollars les 35,6 % de parts d'Inotera Memories, une coentreprise (joint venture) entre Qimonda et Nanya Technology Corporation. À l'instar des licenciements, cet investissement de Micron confirme les rumeurs de ces derniers mois quant à son sauvetage de Qimonda.

Infineon, qui détient 77,5 % de Qimonda, se réserve la possibilité de vendre ses parts dans l'avenir.