NVIDIA veut faire converger raytracing et rastérisation sur GPU

Nouvelle ère 57
NVIDIA présentait au dernier NVISION 2008 sa conception de l'avenir du graphisme 3D. Un document publié par le Caméléon montre que la tendance pointe inévitablement vers un rendu par raytracing, une technique qui sera partiellement utilisée dans les jeux vidéo, et accélérée par les multiples processeurs parallèles des GPU.

En décembre 2007, NVIDIA s'offrait mental images (sans majuscules), créateur du très célèbre moteur de rendu mental ray (toujours sans majuscules...). Une technologie qui utilise totalement du raytracing, pour créer des images de synthèse parfaites, et développée depuis 1986 pour aboutir à des prouesses photoréalistes dans les plus grands films, comme les derniers Star Wars ou encore SpeedRacer. NVIDIA profitera du moteur mental ray pour développer le futur de la 3D sur GPU.

Mental RayMental Ray
Le photoréalisme à la sauce raytracing
Mental Ray
 
L'idée est de développer le raytracing accéléré par GPU, au moins partiellement, pour améliorer la qualité d'images dans les moteurs de rendu interactifs et photoréalistes destinés aux urbanistes, concepteurs et architectes via CUDA, mais aussi dans les moteurs 3D en temps réel utilisés dans les jeux vidéo. C'est là que NVIDIA souhaite faire converger la technique actuelle de rastérisation et le raytracing.

Le raytracing permet de rendre des scènes bien plus exactes, notamment grâce à un calcul parfait de la lumière. Cette technique est très gourmande en ressources processeurs, mais cela ne fait pas peur à NVIDIA, qui se propose d'exploiter les nombreux processeurs de flux de ses GPU pour accélérer le temps de rendu. La rastérisation (habillage des pixels d'une image vectorielle), bien plus rapide, serait toujours partiellement utilisée pour réduire les temps de rendu, et atteindre un taux de 30 à 60 images par seconde.

Il faudra alors créer un « métalangage » de programmation de shaders, que NVIDIA a déjà baptisé MetaSL, pour Meta Shading Language. La firme explique qu'il sera intégré dans des standards 3D ouverts, à la fois pour les utilisateurs professionnels et les créateurs de jeu. Le Caméléon compte toujours intégrer la simulation physique aux GPU, il faudra donc un maximum de processeurs de flux pour traiter correctement rastérisation, raytracing et PhysX. Ce qui nous laisse entrevoir quelques impressionnantes puces graphiques dans le futur.