Google et la protection des données : pas suffisant pour la CNIL

cnilGoogle prendra part aux discussions avec le G29, le comité des CNIL européennes, et a annoncé en gage de bonne foi qu'il réduirait à 9 mois la conservation des données des utilisateurs. Comme cependant rien n'est jamais simple, le moteur a refusé par ailleurs de se plier à la législation actuellement en vigueur en Europe sur la protection des données.

Cette dernière stipule que la durée de conservation des données doit être d'un délai maximum de six mois, et les moteurs doivent obtenir des internautes qu'ils donnent leur consentement « à l’exploitation de leurs données à des fins, notamment, de profilage », précise le G29, comme il l'avait indiqué dans son rapport sur les moteurs de recherche.

Des efforts de la part du moteur

Le géant américain a par conséquent modifié deux éléments majeurs. Tout d'abord l'anonymat garanti pour les adresses IP à partir desquelles des recherches ont été effectuées, passé le délai de 9 mois, alors qu'il était de 18 mois jusqu'à lors. D'autre part, une mention concernant la politique de confidentialité pratiquée par le moteur sera visible sur la page d'accueil. Le G29, à travers son président Alex Türk, s'est réjoui de cette preuve de bon vouloir.

Mais des points restent encore noirs

Cependant, ce dernier revient sur différents points pour lesquels le moteur devrait se mettre en conformité. Tout d'abord, la législation européenne, alors que Google dispose de serveurs sur le sol européen, doit être appliquée. D'autre part, c'est « sans aucune justification » que le moteur a décidé de conserver durant 9 mois les données des utilisateurs. De même, si l'anonymat est un point essentiel, les mécanismes « sont pourtant insuffisants ».

Par ailleurs, Google aurait le tort de considérer « que les adresses IP sont des données confidentielles, mais non personnelles ». En effet, cela permet de refuser certains droits aux utilisateurs, estime le président. D'autre part, le moteur reste encore obscur sur la façon dont il recueillera le consentement des internautes, concernant l'usage qui sera fait de leurs données.

Toujours dans le domaine de la protection des données, la CNIL a rappelé à l'ordre Google, qui, dans son programme Street Views, ne rendrait pas assez anonymes les plaques d'immatriculation ni les visages.

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