Rififi autour des bornes Wi-Fi de la Ville de Paris

WiFiBertrand Delanoë aurait commis un « délit d'entrave », ont estimé les syndicats CFTC, FO, le SUPAP-FSU, l’UCP et l’UNSA. Dans le cadre du plan Paris ville numérique, et ce, depuis l'été 2007, la capitale déploie en effet un réseau Wi-Fi destiné à améliorer le quotidien internautique des Parisiens. Ainsi, 59 bibliothèques ont été équipées de bornes Wi-Fi, semblables à celles que l'on peut trouver dans des gares, universités, aéroports, voire dans les foyers parisiens.

En septembre dernier, le Comité d’Hygiène et de Sécurité fut saisi par les syndicats, et suite à une réunion, quatre bornes furent désactivées dans des établissements en attendant des « mesures du niveau de champ électrique ». Ces dernières furent réalisées par des laboratoires agréés, indique la Mairie de Paris « conformément au protocole de l’Agence nationale des fréquences ».

L'employeur assure-t-il la sécurité des employés ?

Il s'agissait en effet de savoir, si, en sa qualité d'employeur, la Ville de Paris « respecte la réglementation en vigueur relative aux champs électromagnétiques. Les résultats des mesures effectuées sur les installations Wi-Fi de quatre bibliothèques ont confirmé des niveaux de 80 à 400 fois inférieurs au seuil réglementaire ». De même, on indique que suite à des visites médicales subies par les agents qui se plaignaient de douleurs et de maux, qu'ils imputaient au Wi-Fi, « aucune pathologie n'a été diagnostiquée ».

Les différents syndicats devaient alors recevoir ces informations le 18 septembre, mais ces derniers ont refusé le débat qui leur était proposé, privant ainsi « l’ensemble du personnel de la Direction des affaires culturelles d’informations objectives et essentielles qui lui sont dues ».

Accusation injuste et boycott de l'intersyndicale

Et la Ville de Paris de considérer comme injuste l'accusation portée par l'intersyndicale. Cette dernière reproche une sélection des experts assignés à l'étude de la dangerosité des bornes qui aurait faussé les éléments, et indique qu'elle boycottera la réunion du 18 septembre. Une association, Agir pour l'environnement, indique de son côté que la prudence reste le meilleur choix, car les incidences d'une exposition au Wi-Fi « demeurent totalement méconnues ».

Les conclusions générales sur l'influence des ondes électromagnétiques sont attendues pour le printemps 2009, au plus tard, précise-t-on.

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