Bientôt une plateforme de signalement des cybercrimes

Un réseau enfin très net 27
OiNK arrestation policeLe ministère de l'Intérieur a indiqué qu’il allait ouvrir dès ce mois-ci, une plateforme de diffusion de « messages de conseil et de prévention aux internautes pour les sensibiliser aux dangers de la cybercriminalité ».

L’objet de cette plateforme sera multiple : outre ces messages de sensibilisation, elle permettra à chacun « de signaler automatiquement toute nouvelle forme de malversation et de fraude constatée sur Internet, notamment les escroqueries ». L’incitation à la haine raciale ou la pédopornographie sera également concernée. Un groupe au sein de l'office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) est en phase de constitution pour se charger de ces dossiers.

Cette plateforme sera chapeautée d’une autre initiative, à l’échelle européenne. La France, qui assure la présidence du Conseil de l'Union européenne, proposera au second semestre 2008 de multiples accords internationaux, mais aussi la création d'une plateforme européenne de signalement et d'échanges d'informations sur la cybercriminalité dans le cadre d'Europol.

Cette démarche s’inscrit dans le plan déroulé le 14 février 2008 par Michèle Alliot-Marie, le plan d’action fourre-tout de lutte contre la cybercriminalité, qui envisage aussi bien la lutte contre la pédopornographie, les escroqueries en ligne, les contenus illicites ou les usurpations d'identité. Ce plan prévoit par exemple la mise en place de perquisition à distance informatique internationale « sans qu’il soit nécessaire de demander au préalable l’autorisation du pays hôte du serveur ». On notera toutefois qu’il est d’ores et déjà possible de relayer de tels messages via l’actuel site de l’OCLCITC.