4ème licence 3G : Martin Bouygues ne craint pas Free

Une argumentation en béton ou en carton ? 78
Free ferait-il peur à ses possibles futurs concurrents Orange, SFR et Bouygues Telecom ? Si officieusement, le doute est permis, officiellement, la sérénité semble être de mise. Ainsi, Martin Bouygues, lors de la présentation des derniers résultats financiers de son Groupe – 15,3 milliards de chiffre d'affaires en six mois (+15 %) et 701 millions de résultat net (+6 %) – pense qu'Iliad (Free) souffre d'un problème particulièrement important : l'argent.

Martin Bouygues « J'ai du mal à comprendre comment avec 1 milliard d'euros, Iliad va pouvoir déployer un réseau de troisième génération alors que nous investirons 850 millions d'euros rien que cette année », a ainsi raisonné le patron de Bouygues.

Confirmant son attachement à TF1 et à Bouygues Telecom, Martin Bouygues ne s'inquiète pas outre mesure de l'arrivée d'Iliad dans l'un de ses marchés les plus bénéficiaires. « C'est un mystère que j'ai un peu de mal à comprendre », a-t-il notamment avoué.

Seul bémol, si l'État et l'ARCEP venaient à avantager Iliad quant à l'attribution de la fameuse quatrième licence 3G, Bouygues Telecom, loin derrière ses concurrents directs en terme d'abonnés (moins de 20 %), pourrait bien réagir négativement : « Si les conditions d'exécution du marché font que le marché n'est plus viable, on verra. Pour l'instant on n'est pas du tout dans ces circonstances-là. »

Quant aux MVNO – opérateur de réseau mobile virtuel – Martin Bouygues n'en pense que du bien : « Cela ne nous concerne pas. Je n'ai pas changé d'avis : le MVNO est un coucou, qui fait son nid chez les autres, surcharge votre réseau, n'investit pas et prend zéro risque. Je préfère privilégier la qualité du réseau pour mes clients. »