Google : ''Même en plein désert, la vie privée n'existe plus''

Faut se terrer plus bas alors... 59
Google cars infractionLe moteur a beau affirmer que « la vie privée complètement protégée n'existe pas », reste qu'une fois de plus Google Street View est largement accusé, non seulement « d'hypocrisie à couper le souffle », mais surtout de violer ladite vie privée.

Ken Boehm, président de la NLPC (National Legal and Policy Center) aux USA, prend la chose très au sérieux. « Peut-être que dans le monde de Google le respect de la vie privée n'existe pas, mais dans le monde réel, la vie privée des individus est d'une importance fondamentale et elle est chaque jour un peu plus ébréchée par des sociétés comme Google. » N'en jetez plus...

Violation de propriété et de vie privée

Un récent procès a motivé l'intervention de Ken. Un couple a en effet lancé une action en justice suite à l'apparition d'images de leur maison en Pennsylvanie sur Street View. Christine et Aaron Boring ont alors porté plainte contre la « conduite irrespectueuse » de Google qui s'est introduit sur une voirie privée pour prendre ces images. Ils escomptent un dédommagement de 25000 $ pour cette violation de propriété, ainsi que la publication des photos, qui porte atteinte à la valeur de leur maison.

Même le désert n'est plus fiable

Mais le moteur ne s'en laisse pas compter : « Aujourd'hui, la technologie d'images par satellite fait que même dans le désert, la vie privée n'existe pas. » Et en tout état de cause, les plaignants n'habitent pas en plein désert et ne vivent pas en ermites, considère-t-on. De plus, on s'étonne chez Google que les personnes aient intenté un procès, alors que Street View propose de supprimer les images que l'on ne souhaite pas voir paraître. En l'occurrence, les images de la maison et de la piscine des Boring ont été supprimées suite aux poursuites intentées en avril.

« Google respecte le droit des individus à la vie privée. Nous avons monté des protections autour de chacun de nos produits », explique un porte-parole.

Alors que les Google Cars continuent de sillonner le pays, l'Europe échappe encore à la diffusion d'informations indésirables. La CNIL avait déjà lancé un appel, signalant que l'on constatait encore trop de plaques d'immatriculation et de visages sur les images de Street View. En Angleterre, la récente apparition des Google Cars avait suscité les mêmes inquiétudes.