On pourra créer son extension de nom de domaine dès 2009

.PCINpact, .Teuf, .Vincenthermann ? 106
http world wide web wwwLe système de nommage sur Internet va subir un profond bouleversement l’année prochaine. Dès le début 2009, l’ICANN, le gardien américain en charge des noms de domaine, va permettre à quiconque de déposer n’importe quelle extension web : .machin, .bidule, .truc, .amour, etc. qui viendront concurrencer le marché des .com, .net, et autres dénominations locales (.fr, .eu, etc.).

Cette initiative, révélée par les Échos, permettra d’ouvrir les vannes des registres alors que les dénominations génériques actuelles sont saturées. De l’autre côté, on peut craindre une explosion des actions en cybersquatting, la libéralisation de l’extension se heurtant aux rigueurs du droit des marques et autres appellations. Pour l’Icann, qui voit son chiffre d’affaires en liaison avec les activités de nommage, ces extensions sont en tout cas synonymes de juteuses commissions. Le débat sur le contrôle du Net ne tardera d’ailleurs pas à se relancer face à cette décision.

Selon les détails recueillis par le quotidien économique auprès de Paul Twoney, président de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, le dépôt des extensions génériques reposera sur quatre critères : le respect du droit des marques (.microsoft sera interdit), pas d’imitation des extensions existantes (.kom, .nett, etc.), respect de l’identité d’une communauté reconnue par ses pairs (belle ouverture pour les extensions régionales par exemple ou religieuses), respect de l’ordre public ou moral.

Mieux : en cas de conflit d’attribution (plusieurs personnes veulent acheter telle extension), les belligérants auront trois mois pour s’entendre amiablement. À défaut, le nom sera attribué au mieux-disant par un mécanisme d’enchères. La règle du premier arrivé, premier servi, guère intéressante pour les intermédiaires se facturant au pourcentage, semble donc être passée de mode. L’ICANN annonce encore l’arrivée prochaine d’adresses Internet en une quinzaine d’autres langues (cyrillique, chinois , etc., voir notre actualité).