Téléphonie : Free se heurte à Orange, SFR et Bouygues

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Free veut une licence 3G, coûte que coûte. Le FAI français cherche donc plusieurs moyens pour investir un marché souvent critiqué pour son manque de concurrence. Après le saucissonnage de la quatrième licence 3G par le gouvernement, Maxime Lombardini, le directeur général d'Iliad, pourrait se tourner vers une autre solution : la location d'un réseau d'Orange, de SFR ou de Bouygues, les trois détenteurs d'une licence 3G en France.

Cependant, pour Iliad (Free), il n'est pas question de devenir un simple MVNO, c'est-à-dire un opérateur de réseau mobile virtuel, la société de Xavier Niel souhaitant une grande liberté. Or, les opérateurs mobiles virtuels sont généralement chapeautés de près par l'opérateur loueur.

téléphone free panne problème hotline« Nous ne sommes pas fermés à l'idée de louer le réseau d'un opérateur mobile existant, mais uniquement si cela nous laisse une totale liberté quant à la définition et à la gestion de nos offres, et si les prix d'accès sont proches des coûts » a ainsi déclaré Maxime Lombardini à nos confrères Les Échos.

Ce type d'accord a donc peu de chance d'aboutir, à l'instar d'un autre contrat imaginé par Iliad il y a quelques mois, qui s'est lui aussi fait "envoyer paître" royalement par les trois grands opérateurs mobiles hexagonaux. Le contrat en question consistait « à payer un montant fixe chaque année à l'opérateur hôte mais, en contrepartie, il aurait acheté la minute de communications à son coût de production augmenté d'une marge pour l'opérateur, c'est-à-dire à moins de 2 centimes » explique le quotidien économique. « En échange, Iliad souhaitait pouvoir brancher certains équipements dans le réseau de l'opérateur hôte, notamment sur les infrastructures de localisation des abonnés. »

Ce type de contrat, très proche de ce que l'on trouve sur le marché de l'Internet, est cependant aux antipodes de celui de la téléphonie mobile. Conséquence logique, « les opérateurs mobiles n'en veulent pas » explique Maxime Lombardini.

Ces échecs, liés aux refus des opérateurs téléphoniques de s'ouvrir à Iliad, ne pousseront cependant pas ce dernier à abandonner son souhait d'investir un marché lucratif, mais pour le moment fermé, faute de réelle volonté des opérateurs et du gouvernement.

Reste que les principaux concurrents de Free, à savoir Orange et Neuf Cegetel (SFR), sont tous de grands FAI, mais aussi de grands opérateurs téléphoniques. Pour lutter à armes égales, Free doit donc trouver une solution sous peu.