Tout Universal Music en écoute gratuite sur Jiwa.fm

Jiwa, wouuua ! 66
jiwa musique universal streaming gratuite pubAprès Deezer, une nouvelle plateforme d’écoute en streaming a pris son envol en France : http://www.Jiwa.fm. Et pour son baptême, celle-ci vient de remporter une belle manche en signant un accord avec Universal Music France pour déployer dans ses rayons, l’intégralité du catalogue numérique.
 
Jiwa, plus clair

« C’est le premier contrat fait par Universal Music France pour un site de streaming financé par la publicité » nous indique Jean-Marc Plueger, un des cofondateurs de Jiwa. « Cela représente 250 000 titres », précise-t-il. Il faudra cependant attendre une dizaine de jours pour une intégration totale. À court terme, en comptant le stock de labels indépendants s (150 000 titres) et les autres accords en cours, le site devrait frôler les 500 000 titres disponibles. De quoi égayer quelques heures d’écoute.

« Nous sommes très attentifs aux nouveaux modes de consommation de la musique. Les services d’écoute de musique financés par la publicité font partie de ces nouvelles offres qui permettent au plus grand nombre de découvrir les artistes et leurs œuvres, tout en respectant le droit des artistes et des producteurs » appuie Pascal Nègre, Président d’Universal Music France.

Un autre accord a été signé avec la SPPF, qui représente les producteurs indépendants. Mais ce n’est pas tout : un accord avec la SCPP, autre représentant majeur des producteurs, et la SACEM est également espéré et attendu sous peu.

Partage des revenus et minimum garanti

Si Jiwa séduit, l’explication tient à son modèle économique : il repose sur un partage des revenus publicitaires avec un détail, de taille, un minimum garanti. A chaque écoute, les ayants droit sont assurés d’un revenu minimum et ce, indépendamment de la prospérité ou non des annonces publicitaires. Impossible cependant de connaître le montant de ce RMI un peu particulier.

En adoptant cette attitude prudente consistant à décrocher des autorisations avant de diffuser, Jiwa a su éviter les incidents juridiques des initiatives antérieures, un peu trop cavalières. De fait, les utilisateurs n’ont pas la possibilité d’alimenter le stock en uploadant leurs titres. La constitution du stock disponible est plus laborieuse, mais l’avantage pour Jiwa est simple : les morceaux sont identifiés et profitent d’un statut juridique bien déterminé.

Pour le contenu du site, on retrouve tous les ingrédients qui permettent d’apprécier la musique d’une manière ou d’une autre : recherche à la demande, conseils d’artistes similaires, webradio, « top », partage de playlists, etc.

"Le P2P, notre principal concurrent"

Face à Deezer, quelle différence ? « On ne voit pas Deezer comme notre principal concurrent. Notre principal concurrent, ce sont les systèmes de P2P » explique le cofondateur de Jiwa. Reste que Jiwa met en avant la bonne qualité d’écoute puisque les morceaux sont récupérés à partir des CD originaux : « on récupère des labels avec lesquels on travaille, les morceaux en lossless et on les encode en OggVorbis » (compression variable, mais en moyenne de 192 Kb/s).

Cloisonnement géographique des droits faisant, les morceaux ne sont accessibles que par les adresses IP géolocalisées en France. « Les producteurs ont des droits par pays. A chaque fois qu’on signe un accord, ils nous disent pour ce morceau vous avez droit à tel pays, tel pays, tel pays. C’est ce qui est compliqué dans ce système. Notre volonté c’est d’étendre Jiwa sur le plus de territoires ».

Pour l’écoute à la demande, un Belge, un Mexicain ou un Marocain ne pourra profiter que de 30 secondes de musique. Mais « pour les systèmes de radios qu’on trouve sur Jiwa, à la demande ou classique, c’est différent : la SCPP et la SPFF donne des accords mondiaux. On aura accès à tout. » On se souviendra que la Commission Européenne soutient l'avènement de licences multi-territoriales pour les contenus créatif, mais ce dossier est encore au stade d'étude.