La FNAC n’est pas pirate mais retire les DVD douteux des bacs

Olivennes recalé dans ses bacs 107
DVD pirates FNAC olivennes
Il aura fallu attendre quatre jours – une éternité – pour éclaircir la position de la FNAC alors que l’enseigne était soupçonnée par la SACEM de vendre des DVD pirates dans ses bacs.

Selon une dépêche AFP, la FNAC affirme avoir reçu une lettre d'European Records Service, distributeur français de ces galettes, indiquant qu’il possédait bien les droits de diffusion. « [Nous avons reçu] un courrier de European Records Service, qui distribue en France le label Wow Corporation, commercialisé dans les magasins Fnac, [...] confirmant qu'il était parfaitement titulaire des droits des titres mentionnés ». Et la FNAC d’en profiter pour affirmer qu’elle « respecte scrupuleusement le droit en général, et celui de la propriété littéraire et artistique en particulier auquel elle a toujours été profondément attachée ».

Dans un papier intitulé « L'ombre des pirates dans les bacs de la FNAC » du 27 février 2008, le Canard enchaîné indiquait pourtant qu’une enquête de la FNAC était en cours dans les rayons de l’enseigne et d’autres distributeurs. Une enquête diligentée par la SACEM dont « l'action […] se limite à constater la mise à disposition de supports d’œuvres apparemment contrefaits. Il appartient ensuite à la gendarmerie ou aux services de police d’enquêter et, en fonction des conclusions, d’éventuellement engager des poursuites judiciaires ». L’histoire, mal partie, se termine bien et l’honneur de Denis Olivennes s’en trouve lavé de tout soupçon grâce à une lettre qui tombe à pic.

Des rayons tout propres

Il est tout de même curieux que, dans le même temps, les titres de l’éditeur Wow Corporation aient tous été retirés des rayons de la FNAC. Lors qu’on recherche avec l’URL listant autrefois les titres de ce label, (http://www3.fnac.com/item/editor.do?id=53767) on tombe sur une froide page d’erreur.

De même, chez l’autre éditeur mis en cause, Masterplan, souvenons-nous de cette critique adressée par un client FNAC, sur la page du DVD de Stevie Ray Vaughan et dont nous nous faisions l'écho : « Gros reproche : la pochette prétend que le disque contient l'intégralité du show. C'est malheureusement faux : il manque Scuttle Buttin' en ouverture (et ça s'entend, car le disque démarre très abruptement). Il y a également quelques erreurs curieuses sur le nom des pistes sur la jaquette (ex : "Look OUT little sister" au lieu de "Look AT Little Sister") Enfin le découpage des pistes est inexact en une occasion puisque l'intro de Couldn't Stand The Weather est rattachée à la fin de Cold Shot. »

Ce texte appartient aujourd’hui au passé puisque tout a été frotté, nettoyé et javellisé : la page n’existe plus. Autre exemple ? Si on trouve encore des traces sur Google, par exemple pour ce Live à Rio de Jainero de Bon Jovi, c'est le désert côté FNAC quand on clique sur le lien.

Promesse non tenue ?

« Nous achetons 262 000 références par an et nous avons plus de 600 fournisseurs. Ils savent ce qu’ils nous vendent, ils sont responsables. C’est à eux d’être honnêtes. On ne va pas, à chaque commande, demander au fournisseur qu’il nous prouve que son produit possède toutes les autorisations. Maintenant, si quelqu’un nous prouve qu’il n’est pas légal, on le retire des rayons » avait indiqué la FNAC au Canard. Avec cette lettre, les titres ont été démontrés comme légaux – du moins pour Wow Corporation – mais la FNAC a malgré tout retiré les DVD des rayons. Denis Olivennes est décidément un homme complexe.