Des soupçons de piratage dans les rayons de la FNAC

L'amer Denis 189
wow fnac Sur le thème du "faites ce que je dis"..., le Canard Enchaîné révèle aujourd’hui que la SACEM enquête actuellement pour une sombre histoire de DVD au parfum douteux qu’on trouve dans les rayons de la FNAC. Voilà qui la fiche mal pour Denis Olivennes, Monsieur Loyal de l’antipiratage appelé à la rescousse par Nicolas Sarkozy, via Christine Albanel.

A l’index, plusieurs éditeurs de galettes, Masterplan et Wow Corporation, dont pour ce dernier, une vingtaine de titres sont proposés dans les rayons de l’enseigne : des concerts DVD d’Hendrix à Clapton et autres trésors du rock. Sur les vidéos, « on voit un logo dans un coin, grossièrement flouté » explique au Canard, Benoît Solignac-Lecomte, patron du service Contrôles et enquêtes de la Sacem.

Pour Masterplan, signalons simplement cette critique d'’un client en ligne à propos d’un album de Stevie Ray Vaughan : « Gros reproches : la pochette prétend que le disque contient l'intégralité du show. C'est malheureusement faux : il manque Scuttle Buttin' en ouverture (et ça s'entend, car le disque démarre très abruptement). Il y a également quelques erreurs curieuses sur le nom des pistes sur la jaquette (ex : "Look OUT little sister" au lieu de "Look AT Little Sister") Enfin le découpage des pistes est inexact en une occasion puisque l'intro de Couldn't Stand The Weather est rattachée à la fin de Cold Shot. »

Côté SACEM, le discours est arrondi, car il est difficile de mettre en cause la FNAC lorsque son directeur est tellement impliqué dans cette belle mission qui porte son nom. « Les gens de la FNAC sont un peu « légers » quand ils achètent ces produits-là » reconnaît cependant Solignac-Lecomte au Canard.

De son côté, la FNAC explique au journal satirique en vente dans les bonnes presses que « nous achetons 262 000 références par an et nous avons plus de 600 fournisseurs. Ils savent ce qu’ils nous vendent, ils sont responsables. C’est à eux d’être honnêtes. On ne va pas, à chaque commande, demander au fournisseur qu’il nous prouve que son produit possède toutes les autorisations. Maintenant, si quelqu’un nous prouve qu’il n’est pas légal, on le retire des rayons ».

Proposons donc aux P2Pistes de faire de cette réponse leur argument de défense lorsque ces cohortes d’agents publics préconisées par Denis Olivennes viendront couper leur abonnement, ciseaux à la main : « prouvez-moi que ce titre est illicite, et j’effacerai le fichier ! ». Après la riposte graduée, la riposte contrariée ?