L'indexation à la volée de Google abusée et détournée

L’épisode de l’easter egg dans le logo de Google déployé pour les fêtes a été l’occasion de concrétiser les limites des algorithmes de l’incontournable moteur. Comme l'a pointé le blog spécialisé Google Operating System (GOS), Google a pris pour habitude depuis plusieurs mois d’indexer à la volée les pages internet, les affichant en tête des requêtes quelques minutes plus tard. Ces pages, par définition, n’ont pas de backlinks – des liens entrants venant de l’extérieur - ce qui permet d’en déduire que Google gonfle artificiellement le classement de ces pages sur un seul critère historique.

Lorsque Google a publié son logo festif, un clic sur celui-ci lançait une requête avec l’expression « January 1 tcp/IP », puisqu’il s’agissait aussi de fêter l’anniversaire. Dans les premières heures, une entrée de Wikipedia portant sur « l’internet protocol suite » arrivait en tête. Puis, au fur et à mesure que le web discutait du nouveau logo, des entrées de blogs, de forums, etc. se succédèrent, repoussant à la cave l’encyclopédie Wikipedia. Certains petits malins n’hésitèrent pas à créer des sites web pour profiter de la déferlante comme http://january-1-tcp-ip-blog.blogspot.com/ quand ce n'étaient pas des sites garnis de liens Adsens montés pour l’occasion.

google résultats

« On peut penser que Google a mis au point un algorithme qu'on pourrait appeler "Attention, chaud devant !" : à partir d'un très grand nombre de requêtes similaires, le moteur y répond en produisant des résultats d'une extrême fraîcheur et non plus ceux relatifs au protocole TCP/IP et de ses multiples commandes ésotériques pour le commun des mortels » pronostique GoogleXXL, un blog dédié à l’univers du moteur qui n’est sans doute pas éloigné de la vraie explication (également exposée par GOS). Celui-ci prend pour exemple l’échec de Paris pour la candidature aux J.O.. Une fois la nouvelle connue, cet algorithme surréactif permet de tomber à coup sûr sur les sites qui traitent de ce sujet, évinçant les habituels domaines qui ne se penchent que sur le Paris touristique et ses myriades de bateaux-mouches.

Faut-il le regretter ou s’en féliciter ? Une telle réactivité permet d’un côté de profiter du bouillonnement des publications, de se servir de Google comme un moteur d'actualité. D'un autre côté, cette réactivité gomme l’apport des sites mastodontes comme peut l’être Wikipedia. Coupons donc la poire en deux et estimons que ces variations chaotiques ne font jamais oublier l’existence des gros sites, traditionnellement en tête des résultats. En somme, que « le mal » ne sera que temporaire, une fois la petite tempête passée.

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