L’empire Carlyle prend 35 % du capital de Numericable

« Say Ya ! » ou CIA ? 54
carlyle Le fonds d’investissement américain Carlyle vient de racheter 35% du capital de Numéricâble. L’accord a été passé avec Cinven, autre fonds et surtout actionnaire majoritaire du câblo-opérateur, pour un montant non divulgué, mais qui devrait atteindre le milliard d’euros.

L’actionnariat de Numéricable est donc aujourd’hui découpé en trois : Cinven (35 %) , Carlyle (35 %) et Altice (30 %).

Carlyle a été créé en 1987 et a à sa tête un ancien directeur adjoint de la CIA, Frank Carlucci, et conseiller et secrétaire à la défense de Ronald Reagan. Carlyle compte parmi ses membres George Bush, James Baker, (ancien secrétaire à la défense américaine), John Major ou encore Fidel Ramos, ancien président des Philippines.

« Au cours du processus de cession, Carlyle a fait la course en tête car il proposait la valorisation la plus élevée (jusqu'à 6,5 milliards d'euros pour 100% du capital) » explique Les Echos.

Le fonds Carlyle a toujours traîné derrière lui une réputation sulfureuse (voir l’article de feu Transfert). « Sa proximité avec la présidence de la Maison Blanche, conjuguée au fait que le Groupe Carlyle a des intérêts dans l'industrie de défense, a provoqué bon nombre de controverses. Le cinéaste Michael Moore l'a notamment dénoncé dans son film Fahrenheit 9/11. Il considère que le Groupe Carlyle profite de manière directe des guerres en Irak et en Afghanistan et indique qu'une partie de ses capitaux était détenue par des Saoudiens, appartenant notamment à la famille d'Oussama Ben Laden, qui ont dû se débarrasser de leur participation suite à la révélation de cette situation » rappelle de son côté l’encyclopédie libre Wikipedia qui cite encore l’ouvrage de François Missen, Le réseau Carlyle : banquier des guerres américaines - Flammarion, 2004 - (voir l'interview de l'auteur).