France : la vente en ligne pèsera 30 milliards d'euros en 2010

Le choix. Le problème, c'est le choix. 91

Monnaie dollars euros argent cochonÀ l'instar du haut-débit en France, le marché du commerce en ligne est florissant. A ce titre, la Fevad, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, a publié son bilan du premier semestre 2007. Et avec 38 % de croissance, les ventes sur la toile continuent leur ascension, pour le bonheur des sites commerciaux.

Avec 7,8 milliards d'euros de ventes, pour une dépense moyenne par achat de 91 euros (contre 88 euros un an plus tôt), les Français ont été nombreux à faire leurs emplettes sur le Net : 19 millions lors du deuxième trimestre 2007 d'après la Fevad, Médiamétrie et NetRatings.

Ces bons résultats profitent aux sites leaders - 3 Suisses, Alapage, Camif, Fnac, La Redoute, Ldlc, Mistergooddeal, Opodo, Pixmania, Quelle, Rue du Commerce, Surcouf, Topachat, Voyages-sncf.com, etc. - mais aussi aux nouveaux sites, très nombreux en ce début d'année (+50 % en un an). « Au total, la Fédération estime à près de 30 000, le nombre de sites de e-commerce actifs à la fin juin 2007 » précise ainsi la Fevad.

Des "cyber-vieux" qui apprécient le choix proposé sur la toile

Le profil du cyber-acheteur aurait légèrement évolué avec le temps selon Benoît Cassaigne, directeur Internet de Médiamétrie, si l'on se fie à ses propos rapportés par l'AFP : « Il y a un vieillissement du cyber-acheteur. Avant, les achats sur internet étaient réalisés par les 25-35 ans. Maintenant, les plus de 35 ans représentent 50 % de part de marché et les 50 ans et plus 23,4 %. »

Et alors que de nombreux types de produits sont achetés sur Internet, notamment des vêtements, le facteur prix ne serait pas l'unique intérêt du surfeur-acheteur. Il est bien sûr possible d'y faire des affaires, mais « maintenant, la raison principale d'achat sur internet, c'est le choix », explique ainsi François Momboisse, le président de la Fevad.

Un futur rose, très rose

Quant aux prévisions sur 2010, elles sont plus que bonnes. Alors que l'année 2006 s'était soldée par un chiffre d'affaires de 12 milliards d'euros, 2007 devrait permettre de dépasser la barre des 16 milliards d'euros. Et en 2010, la Fevad a annoncé la modique somme de 30 milliards d'euros. Une paille.