Musique illimitée : Free ouvre un portail avec Deezer.com

Free s’invite au Deezer 213
Free vient d’annoncer son implication dans le lancement de Deezer. Une implication qui prend en façade, la forme d’un portail réservé aux Freenautes. La société, qui nous indiquait hier ne pas vouloir lancer elle-même une offre en liaison directe avec une maison de disque à la manière de Neuf ou d’Orange, aura donc préféré s’appuyer sur cette nouvelle solution clef en main.

« On va offrir à l’intégralité des Freenautes un portail accessible à Deezer directement via Free, avec pour objectif de proposer notre service de musique intégré à Free, et cobrandé avec le FAI » nous explique Jonathan Benassaya, fondateur de Deezer.com (lire notre interview). Les informations sur la nature de ce partenariat sont minces, mais il ne concerne pas les serveurs de stockage. La direction du FAI explique que « suite à leur problème avec la Sacem, on les a aidés de plusieurs moyens à partir d'avril, on aimait beaucoup le produit, on trouvait qu'il y avait quelque chose. »

oasis deezer

La philosophie est commune entre Deezer et Free : « on n’est pas convaincu que ce soit aux ISP de fournir de la musique et aux internautes de payer » persiste M. Benassaya, « et ça fait longtemps qu’on travaille avec Free là-dessus ». Une vision que partage une porte-parole du FAI. « Est-ce qu’on a vocation à conclure des accords avec les ayants droit ? Non, c’est le rôle de Deezer.com ». L’on comprend mieux pourquoi Free est restée impassible face aux solutions mises en place par ses concurrents.

Sans mal, le FAI met l’accent sur l’universalité de Deezer : aucun logiciel particulier, accessible à tous les Freenautes, quelque soit leur équipement de connexion à Internet et les systèmes d’exploitation (PC, Mac, Linux…). « Nous souhaitons une solution sans restriction, sans limitation dans le temps pour les Freenautes, et universelle, fonctionnant avec tous les systèmes. ». Sous entendu, pas réservée à la plate-forme Windows, comme l'implique les DRM Windows du partenariat Neuf-Universal.

Pour enfoncer un peu plus le clou, Free insiste : « en cas de résiliation, le service ainsi que les playlists restent accessibles à l’utilisateur », alors que chez Neuf, les morceaux ne sont plus audibles à la fin de l’abonnement, du fait des verrous numériques Universal.