Propriété d'Unix : camouflet judiciaire de SCO face à Novell

C'est Novell avant l'heure ! 82

L'un des plus grands conflits concernant Unix a semble-t-il pris fin vendredi 10 août dernier. SCO est en effet en guerre depuis plusieurs années contre IBM, Red Hat, et Novell (entre autres). Le sujet de tous ces litiges portait principalement sur Unix. SCO a en effet racheté en 1995 les droits d'Unix. L'importance de ce dernier est primordiale, dès lors que des systèmes comme Mac OS X, Linux, ou encore Solaris se basent, à divers degrés, sur Unix. SCO a donc vu un moyen rapide d'engranger des dollars, tout en ébranlant potentiellement la communauté open-source.

Mais Dale Kimball, juge de l'État de l'Utah aux États-Unis, vient de porter un coup sur la tête de SCO Group, en affirmant que Novell détenait les droits d'Unix et d'UnixWare. SCO ne possède donc pas la totalité du système, contrairement à ses allégations. La situation est même inversée, puisque SCO pourrait dorénavant passer par Novell pour exploiter ses propres produits.

Un retour de bâton pour SCO

IBM pourrait de plus ne plus être inquiétée, et ainsi ne pas débourser trois milliards de dollars, puisque SCO n'a plus les cartes en main pour attaquer le géant américain. Mais cela reste à confirmer, Novell ayant son mot à dire.

Le juge américain a de surcroît enfoncé un peu plus SCO en lui ordonnant de reverser à Novell une partie des revenus engendrés par les licences Unix accordées à Sun et à Microsoft.

SCO KO, mais pas mort

linux SCO a vivement réagi à cette décision du juge américain, donnant notamment des précisions concernant ses propres logiciels, UnixWare et OpenServer en tête : « La compagnie est évidemment déçue par le dernier jugement publié vendredi dernier. Cependant, la cour a clairement déterminé que SCO possède les droits de la technologie développée ou dérivée par SCO après que Novell ait transféré ses biens à SCO en 1995. (...) En outre, SCO possède la licence exclusive et mondiale des droits UnixWare, actuellement possédée par l'Open Group. La propriété par SCO d'OpenServer et de ses plateformes Mobile Server n'a pas été contestée et reste intacte.

Bien que le juge ait statué en faveur de Novell sur les questions importantes, la situation n'a pas encore été entièrement contrôlée par le système légal et nous continuerons d'explorer toutes nos options afin d'avancer sur les bases actuelles.
»

SCO a tenu à préciser que l'affaire n'était pas réellement close, notamment en ce qui concerne les développements de SCO après 1995 et leur utilisation par Novell. Un appel de la part de SCO n'est pas à exclure.