PCi : TR Ultra 120 eXtreme passif et BE-2350, le rêve ?

On a tenté le passif qui ne fait pas barbecue 71
Chez PCi, chacun ses petites passions. Ainsi, celle de notre cher Bubu, actuellement en congés, c'est de faire dans le PC quasiment totalement passif. Il n'arrête pas de me parler de ça sur ICQ depuis des mois, au point d'en devenir... harcelant.

Athlon 64 X2 BE-2350Pour certains : le silence, une grande passion

Ainsi, lorsque nous vu récemment l'annonce du Thermalright Ultra 120 Extreme, et ses six caloducs, nous avons décidé de voir ce qu'il avait dans le ventre.

Nous avons donc commandé la bête chez un revendeur, afin de voir ce qu'elle avait dans le ventre.

Le but étant ici de faire dans le refroidissement pour CPU totalement passif, nous avons décidé de nous procurer un Athlon 64 X2 BE-2350 auprès d'AMD, que nous remercions d'ailleurs en passant.

L'intérêt de ce CPU 65 nm est qu'il dispose d'un TDP plus faible que les autres processeurs de la marque, puisqu'il est de seulement 45 watts. Pour le reste, il s'agit d'un clone de l'X2 4000+ puisqu'il est cadencé à 2.1 GHz et dispose d'un cache L2 de 2x 512 ko.

Thermalright 120 Ultra eXtreme Thermalright 120 Ultra eXtreme Thermalright 120 Ultra eXtreme

Mais revenons-en plutôt à notre dissipateur. Ce dernier est livré dans une boîte cartonnée assez compacte, et assez peu sexy, il faut bien l'avouer.

Un packaging peu attirant, et un contenu un peu limité

Il est accompagné d'un manuel multi-lingues. Bien entendu, l'ensemble des composants servant au montage sur socket 775 ou AM2 est intégré... ou presque.

En effet, concernant l'AM2, il faudra bien s'assurer que votre carte mère dispose d'un support à l'arrière afin de pouvoir visser le dissipateur. Certaines embarquent un système de maintien du socket par clip, qui sera incompatible.

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Le support d'une carte mère compatible... et d'une qui ne l'est pas

Thermalright ne fournissant apparemment un tel support dans la boîte, l'utilisateur se retrouvera alors bien embêté...

Un montage simple, mais que l'on aurait aimé mieux pensé pour l'AM2

Pour le montage, c'est assez simple puisqu'il suffit de retirer le socket, puis de combiner le dissipateur avec son système de maintien. Au début, on peut avoir l'impression que cela tient du casse-tête, mais au final si l'on ne dispose pas de deux mains gauches, on y arrive.

On aurait tout de même apprécié que le constructeur trouve une procédure un chouia plus simple.

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Il suffit ensuite d'utiliser quatre vis pour la fixation, et le tour est joué. Ici encore, un regret qui ne touche que le montage sur processeur AM2, on ne peut pas changer l'orientation du dissipateur.

Ceux qui auraient préféré le mettre dans l'alignement d'un éventuel 120 mm seront donc assez déçus. Le montage sur socket 775 est donc ici favorisé, puisqu'il n'est touché par aucun de ces deux défauts.

HR-01Quelques accessoires qui manquent pour un produit massif

On aurait aussi aimé voir un système de guide d'air permettant de relier le dissipateur à un 120 mm de boîtier, comme avec le HR-01.

Le dissipateur en lui-même est assez imposant, puisqu'il fait 160.5 mm de hauteur pour 132 mm de large et 63.44mm d'épaisseur, le tout pour pas moins de 790 grammes de cuivre recouvert de nickel et 52 ailettes.

Ceux qui veulent tout de même une ventilation pourront lui adjoindre un ou deux ventilateurs de 120 mm grâce à des clips fournis dans le bundle.

Mais passons maintenant au test. Pour celui-ci nous avons utilisé notre carte mère nForce 560 de Biostar accompagné de notre BE-2350, de 2 Go de mémoire crucial, et d'une Radeon HD 2600XT GDDR-4, le tout monté dans un NSK4400 d'Antec.

Ce dernier dispose d'un ventilateur de 120 mm Tricool sur sa façade arrière, que nous utiliserons en vitesse 1 (1200 tpm ; 39 CFM) et 2 (1600 tpm ; 56 CFM), la troisième étant tout bonnement invivable (2000 tpm ; 79 CFM).

TuxChez PCi, on teste les machines sous Linux maintenant !

Nous avons effectué nos tests sous... Ubuntu 7.04. Le relevé de la température étant donné par Gnome Sensors Applet, et la montée en charge du CPU étant obtenue grâce à deux instances de BurnK7.

La température ambiante de la pièce était de 24°C.

Au repos, la température de notre processeur était ainsi de 27°C en vitesse 2, contre 34°C en vitesse 1. La fréquence du processeur était alors de 1 GHz.

Une fois que nous sommes monté en charge, la température est rapidement grimpée à une cinquantaine de degrés en vitesse 1, au bout d'une heure, elle était lentement arrivé à 68°C, et semblait parfaitement stabilisée.

Des températures bluffantes au repos, et encore acceptables en charge

Avec la vitesse 2, au bout d'une heure, nous étions à 58°C, soit une dizaine de degrés de moins.

Thermalright 120 Ultra eXtreme Bien que ces deux températures puissent sembler élevées, elles sont relativement correctes pour un processeur dissipé de manière passive avec un simple ventilateur de boîtier.

De plus, dans les deux cas, le dissipateur n'était pas brûlant puisque nous avons pu le toucher sans risque.

Bien entendu, il faudra faire attention si l'on rajoute d'autres éléments passifs tels qu'une carte graphique, car lorsqu'elle sera sollicitée en plus du CPU, si le flux d'air n'est pas assez important, les températures pourront vite devenir critiques.

Un produit efficace, mais encore un peu trop coûteux

Reste que pour une machine de bureau, qui ne fait que peu de jeu, ou alors avec une carte silencieuse et correctement ventilée, ce dissipateur peut s'avérer INtéressant.

Reste qu'il faudra tout de même dépenser pas moins de 60 € pour l'obtenir, ce qui est tout de même élevé.