JPMorgan se contredit et ne croit pas en l'iPhone Nano

Et nous, on ne croit pas en JPMorgan... 65
Idiot Stupide FouLe buzz autour de l'iPhone terminé, s'engage-t-on vers une iPhone Nano mania ? Hier, Kevin Chang, analyste chez la filiale taiwanaise de JPMorgan, société spécialisée dans la finance et l'analyse de marché, prévoyait la sortie d'un iPhone basé sur l'iPod Nano. Plus petit, moins cher, et dépourvu de certaines technologies (dont probablement l'écran tactile), cet appareil que tout le monde s'est accordé à nommer iPhone Nano avait pour but de proposer une alternative à l'onéreux iPhone actuel. Une logique crédible aux yeux de nombreuses personnes. Mais pas toutes.

JPMorgan vs... JPMorgan...

Voilà que les plus grands opposants à Kevin Chang de JPMorgan sont des analystes de... JPMorgan. Membre de la division américaine, Bill Shope, Elizabeth Borbolla, et Vlad Rom ont publié hier leur point de vue, relayé par notre confrère Tuaw.com. Selon toute vraisemblance, les filiales américaines et taiwanaises ne passeront pas leurs vacances ensemble.

Bill Shope trouve très intéressante l'analyse de son confrère Kevin Chang, mais n'a pu confirmer via une seconde source l'arrivée d'un éventuel iPhone Nano. Selon lui, l'erreur de Chang est d'appuyer sa prédiction sur les brevets déposés par Apple, or rien n'assure qu'Apple exploitera ou non ce brevet, comme c'est le cas pour des milliers de brevets inexploités de part le monde. Sa préférence va d'ailleurs toujours pour la sortie d'un iPhone 3G pour le premier semestre 2008.

L'iPhone Nano, trop tôt et trop risqué

Pomme AppleToujours dans la critique de l'analyse de Kevin Chang, Bill Shope avoue qu'un iPhone moins puissant et donc moins dispendieux a de l'avenir, mais qu'il est bien trop tôt pour lancer un tel produit dès cette année. Il a fallu un certain temps à Apple pour diversifier ses iPod, or pour le moment, l'iPhone et l'iPod sont deux marchés bien distincts.

Fabriquer un iPhone Nano risquerait de bouleverser le marché, au risque de gêner les consommateurs plus qu'autre chose. Le risque est par conséquent bien trop grand. Mieux vaut pour Apple rester dans le marché des téléphones haut de gamme, tout en gardant la mainmise sur le marché des baladeurs numériques.

Alors, au final, que doit-on retenir de cette joute analystique entre salariés de JPMorgan ? A vous de nous le dire.