Priceminister traque la fraude à la Coupe du Monde de rugby

rugby PriceMinister s’est associé avec la RWC (Rugby World Cup), organisation qui détient les droits de la coupe du Monde de rugby, pour traquer deux types de commerce sur internet : la contrefaçon et la revente de billets au marché noir, interdite par les CGV, et le parasitisme. Avec la facilité de mise en ligne de telles annonces, les plates-formes de commerce électronique sont évidemment les premières concernées par ces menaces. Côté PriceMinister, par exemple, la direction nous a expliqué « avoir décidé en avril de proposer à RWC de venir travailler avec nous sur le sujet de la contrefaçon avec la même logique que l’on peut avoir avec les autres marques ».

Démarche pro active

Face à une profusion de biens en vente, la démarche du site consiste à proposer aux marques qui le souhaitent de venir former les équipes internes à détecter en amont la contrefaçon. « Le travail des marques se réduit rapidement : ils n’auront juste qu’à nous indiquer les contenus qui posent problème et que l’on n’a pas détectés. » Ce faisant, Priceminister enrichit à chaque communication sa base de connaissance, pour affiner sa lutte pro active. Une problématique qui a pu opposer quelques remous dans le passé notamment entre eBay et la société Louis Vuitton. Avec la RWC, une après-midi de formation a ainsi été organisée afin d’expliquer au site comment reconnaître le vrai du faux (hologramme, etc.) et de mettre en place un processus de communication avec le cabinet d’avocat en charge de la manifestation.

La lumière sur le marché noir

La RWC est la première à s’être ainsi rapprochée du site de vente en ligne afin de limiter ces fonctions de nettoyage dans ces rayons virtuels. « En pratique, nous supprimons toutes les annonces qui proposent à la vente des contrefaçons de la marque « Coupe du Monde de Rugby », mais également nous refusons toute remise en vente de billets » nous explique encore PriceMinister. Marie Jourdain, avocate du cabinet Clifford Chance et spécialisée en propriété intellectuelle et en droit du sport, nous apprend que quelques 200 annonces sont supprimées chaque semaine du site, à l’aide de mots-clefs et d’outils de filtrage.

La cause d’une telle traque à ce marché noir ? « Derrière la vente de billets, il y a tout un circuit économique qui est destiné à financer les fédérations de rugby, mais également la France a imposé des tarifs faibles pour faire que cette manifestation soit grand public » répond Priceminister. Avec des billets disponibles à partir de 10 €, l’occasion est trop belle de vouloir les revendre à 100 €, des sommes qui évidemment sont des pertes sèches pour les fédérations.

Me Jourdain insiste : « Il faut savoir que tous les revenus sont utilisés pour financer les compétitions actuelles et futures, à travers le monde ». Pour les ventes qui auraient pu se faire, à la vue de la RWC, la menace plane puisque la RWC est susceptible d’annuler les billets en question, avec la certitude pour l’acheteur de se retrouver bloqué devant les grilles. Notons au final que des démarches similaires sont, simplement, en discussions avec eBay, alors que le site propose une catégorie "Billets d'évènements sportifs".

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