La saturation des adresses IPv4 est prévue pour 2010

internetLe problème des adresses de type IPv4 (protocole IP version 4) n’est pas nouveau, et surtout pas récent. Depuis des années, on sait déjà que le nombre d’adresses disponibles est en chute libre, car elles ne sont plus réservées depuis longtemps aux seuls ordinateurs et serveurs. De nouveaux équipements ont fait leur apparition qui réclament des adresses pour se connecter à Internet et communiquer, quel que soit le domaine d’application.

Cette multiplication d’appareils dits « intelligents » ou tout du moins « communicants » a accéléré la chute du nombre d’adresses disponibles au point que certains organismes peuvent désormais donner une date pour la fin officielle de cette disponibilité. Il faut savoir qu’une adresse IPv4 est codée sur 32 bits et que cela permet un total 4,3 milliards de possibilités. Nous arrivons donc à la fin de la liste, et deux dates sont maintenant avancées :
  • L’Internet Assigned Numbers Authority (IANA) estime que ce sera le 17 avril 2010
  • Les Regional Internet Registries (RIR) estiment pour leur part que ce serait plutôt pour le 2 décembre 2010
réseau Malgré l’écart de huit mois entre les deux avis, la donnée essentielle reste l’année : 2010. C’est une évolution calculée sur la tendance actuelle dans laquelle le secteur de la mobilité joue un rôle très important. La solution est connue depuis longtemps, puisqu’il s’agit de la version 6 du protocole IP. Gérée par la quasi-totalité des nouveaux équipements d’infrastructures réseaux et par tous les systèmes d’exploitation récents, elle permettrait, grâce à son codage sur 128 bits, de distribuer l'équivalent de 667 132 milliards d’adresses réseaux par millimètre carré de surface terrestre.

Évidemment, l’ensemble des équipements qui doivent être modifiés est si vaste que l’opération est ardue. La migration a déjà commencé à certains endroits, mais elle est lente, car une compatibilité vers les équipements IPv4 est absolument obligatoire. Du côté des États-Unis, toutes les agences gouvernementales devraient voir leur infrastructure migrer vers l’IPv6 pour la moitié de l’année prochaine, mais les analystes sont sceptiques. Sam Masud, l’un des principaux analystes de Frost & Sullivan, estime par exemple qu’il faudra se réjouir si 20% des agences ont effectivement migré.

Le point essentiel pour la migration vers l’IPv6, en dehors du temps qu’elle va prendre, est son impact sur le quotidien. Si l’ensemble des services en ligne pouvaient être arrêtés le temps d’une maintenance générale à l’échelle planétaire, le problème serait différent. Mais en ce qui concerne par exemple les fournisseurs d’accès, migrer tout en maintenant le service offre certains défis techniques d’ampleur.

Il faudra compter également sur un parc de machines vieillissant. En effet, tous les ordinateurs utilisés ne disposent pas d’une gestion de l’IPv6, loin s’en faut. Les trois années à venir risquent donc d’être riches en travaux pour tous les intervenants du secteur.

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